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La Symocel déploie ses observateurs électoraux dans les aires opérationnelles 3 et 4

Écrit par Florent N’Lunda N’Silu, publié jeudi 03 aout 2017.

Le coordonnateur intérimaire de la Synergie des missions d’observation citoyenne des élections (Symocel), le bishop Abraham Djamba Samba wa Shako, a relevé les éléments saillants qui ont marqué l’observation par la Mission d’observation électorale de la Symocel  (MOE-Symocel) des opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs en RDC. Cette mission est menée dans les aires opérationnelles 3 et 4 déterminées par la Commission  électorale nationale indépendante  (CENI). C’était lors d’une conférence de presse animée hier mercredi 2 août à l’Hôtel Memling, à Kinshasa, laquelle portait sur la publication d’une déclaration sur ces opérations.

« Cette déclaration prend en compte les données de l’observation du 12 juin au 30 juillet 2017 », a précisé le coordonnateur intérimaire de la Symocel, ajoutant qu’elle repose sur l’exploitation chiffrée de 2 334 formulaires, couvrant 1 009 centres d’inscription.

La Symocel  a déployé, a-t-il fait savoir, 168 observateurs répartis à raison de 58 dans les 24 communes de la ville de Kinshasa et de 110 dans les douze autres provinces concernées : Lomami, Tshopo, Bas-Uélé, Haut-Uélé, Kasaï, Kasaï Oriental, Kasaï Central, Sankuru, Kwango, Kwilu, Maï-Ndombe, et Kongo Central.

Observateurs de la Symocel ont été déployés, à compter du 12 juin, pour suivre le contexte politique et sécuritaire d’identification et d’enrôlement des électeurs en RDC, mais aussi évaluer la mise en œuvre des différentes opérations sur le terrain. « Ce mandat court jusqu’au 12 août 2017 mais il risque d’être prolongé pour suivre les opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs dans les provinces du Kasaï, Kasaï Central, une partie de Lomami et de Kasaï Oriental », a-t-il précisé.

S’agissant du contexte général de la conduite des opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs, il a indiqué que MOE-Symocel relève que les opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs se déroulent dans un contexte politique caractérisé par des dissensions persistances autour de la mise en œuvre de l’Accord dit de la Saint-Sylvestre.  « Une telle situation amplifie la crise et les incertitudes tout en fragilisant les efforts en faveur d’une gestion consensuelle du processus politique et électoral en RDC », a soutenu Djamba Samba wa Shako pour qui l’extension des zones d’insécurité dans les provinces du Kasaï, du Kasaï Central et de Lomami ainsi que les restrictions à la libre expression de certains droits politiques ne sont guère de nature à créer un cadre propice au libre jeu démocratique et la conduite sereine des opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs sur le terrain.

La MOE-Symocel note en outre que malgré ses incessantes demandes formulées à ce sujet, les opérations électorales sont conduites, par à-coup, par la CENI en l’absence de tout calendrier pouvant aiguillonner les acteurs du processus et en assurer la transparence des opérations.

Performance des opérateurs de saisie

Au surplus, l’écart de deux mois accusé entre la fin des opérations dans les aires précédentes et leur démarrage dans les aires 3 et 4, a eu une incidence négative sur le déroulement des opérations au point que la date du 31 juillet, initialement prévue pour la publication du fichier électoral, n’a pas été respectée.

Enfin, la Mission est d’avis que les déclarations du président de la NENI sur l’impossibilité de tenir les élections au 31 décembre 2017, résultant des atermoiements relevées plus haut, ne sauraient contribuer à la décrispation du climat politique.

Le coordonnateur a.i. de la Symocel qui a parlé des centres d’inscription, faisant l’évaluation des opérations sur le terrain, a noté que la majorité des centres d’inscription prévus par la CENI est opérationnelle. Toutefois, a-t-il relevé, certains centres ne figurent pas dans la cartographie publiée par la CENI et d’autres qui figurent dans la cartographie mais n’existent pas sur le terrain.

S’agissant du déroulement des opérations, il s’est réjoui de la performance progressive des opérateurs de saisie dans 91% des cas rapportés et la remise quasi-instantanée de la carte d’électeur à l’enrôlé dans la plupart des centres d’inscription (98%). Il a noté un engouement généralisé au démarrage des opérations dans les aires 3 et 4, engouement qui a décru progressivement au fil du temps. Les explications obtenues à cet effet tiendraient à l’annonce de la tenue probable d’un référendum au détriment des scrutins prévus par l’Accord dit de la Saint-Sylvestre au 31 décembre 2016.

 

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