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Fonction publique : vers la mise à la retraite honoraire du contingent éligible

Écrit par Bienvenu Ipan, publié mercredi 02 aout 2017. Publié dans Société

En organisant un séminaire de formation et d’orientation en faveur de 923 agents prêts à être retraités, le ministre de tutelle entend instaurer à leur égard de nouvelles attitudes après les avoir outillés en informations nécessaires à leur reconversion.

Le ministre d’État et ministre de la Fonction publique, Michel Bongongo, a procédé, le lundi 31 juillet, à l’ouverture de l’atelier d’orientation et de formation organisé à l’attention des agents et fonctionnaires des ministères et services de l’Administration publique. Ce, pour une « mise à la retraite à visage humain » de ces derniers.

Selon le ministre d’État, il est prévu une séance d’orientation obligatoire à tous les retraités qui portera essentiellement sur l’éducation financière ; la sécurité sociale avec un volet sur les droits à la pension, l’adhésion à la Caisse nationale de sécurité sociale des agents et fonctionnaires de l’État (CNSA) et un volet sur l’assurance maladie, les mutuelles de santé ; les activités génératrices de revenus ; l’entreprenariat ainsi que le coaching et la consultance.

« Au vu de l’importance du partage minimum de connaissance prévu à cette séance d’orientation, j’exhorte tous les retraités à être à la fois attentifs et réceptifs mais aussi et surtout à poser des questions pertinentes », a recommandé Michel Bongongo à l’ouverture de cet atelier au Palais du peuple.

Sécurisation

Il a « rassurés que le ministère de la Fonction publique, en ligne parfaite avec les instructions personnelles du chef de l’État, a mis en place des mécanismes visant la sécurisation des retraités et prévoit des avantages de nature à donner un visage humain à la retraite. C’est ainsi que la préparation des opérations de mise à la retraite a bénéficié d’un consensus très large quant à l’implication effective de toutes les parties prenantes à différents niveaux du projet ».

En vue de sécuriser le fonds gouvernemental, constitué grâce à l’appui de la Banque mondiale, et arriver au paiement des indemnités de retraite, le ministère de la Fonction publique s’est voulu prévoyant. Ce, en constituant une base de données biométriques lors du recensement des agents éligibles à la retraite. La raison en est très simple : la perception par voie bancaire des indemnités de retraite sera conditionnée par le contrôle d’accès biométrique à travers le test d’empreinte qui sera placé au niveau des agences. Tout cela pour s’assurer que seul l’agent bénéficiaire, identifié par la Fonction publique (lors du recensement), touche le montant de la paie. Un mécanisme similaire sera mis en place au niveau de la CNSA cette fois-ci pour réduire le risque de paiement indu de la fonction mensuelle à des opportunistes non bénéficiaires. Parlons des indemnités spéciales. Il y a lieu de préciser à ce stade la détermination du chef de l’État à accompagner le retraité de la période 2017 à leur reconversion.

Dignité

Le ministère de la Fonction publique, agissant à travers le projet PRRAP de la Banque mondiale, s’appuiera, tout au long de ce séminaire, sur l’expertise du Service national pour le renforcement des capacités (Senarec). Sur le plan opérationnel, le séminaire implique des formations sur plusieurs thématiques sur base des informations que le ministère a récoltées auprès des fonctionnaires éligibles à la retraite.

Le coordonnateur du Senarec, Constant Mudekereza, s’est félicité du fait que « le ministre d’État a pris l’option de renforcer les enseignements que le Senarec va assurer aux nouveaux retraités. Nous remercions la Banque mondiale qui a participé à cet événement, et nous sommes flattés par l’engagement du chef de l’État et du Premier ministre qui ont tenu à ce que la retraite en RDC soit digne de trente ans que les fonctionnaires ont passé aux services de l’État. Nous allons faire de notre mieux pour que la formation qui sera assurée soit utile aux retraités dès la première journée, qu’ils descendent sur le terrain comme des hommes d’affaires, ou comme tout autre consultant qui veut être désormais indépendants, travaillant pour son propre avenir. La première formation d’orientation va s’étendre sur quatre jours, pour leur donner des préliminaires. Après, nous allons consacrer un, deux ou trois mois pour qu’ils deviennent des professionnels ».

Pour le coordonnateur du PRRAP, Jean-Serge Bikoro, cette formation dite d’«initiation à la reconversion » est une « initiative du gouvernement à travers le Senarec. Elle constitue l’opportunité pour les fonctionnaires de créer des activités génératrices de revenus à partir des moyens disponibles. Ce qui va leur permettre notamment de contribuer au développement du pays en créant notamment des emplois. Mais aussi en s’offrant d’autres moyens de survie après la retraite ».

Reconversion

À en croire Jean-Serge Bikoro, «les fonctionnaires sont régis par un statut. Mais ce statut ne leur permet pas de créer ou de s’activer à des activités commerciales pendant leur fonction. Cependant, à la fin de leur carrière, il est possible qu’ils se reconvertissent. Et pour mieux se reconvertir, il faut disposer de connaissances et moyens qui permettent à générer, créer des activités génératrices de revenus qui peuvent leur permettre de renforcer les moyens financiers de chacun et donc de contribuer au finish à la promotion de l’économie nationale.

Cette reconversion consiste au fait qu’ils sont passés de fonctionnaires à citoyens actifs. Et donc, le fait qu’ils passent d’un fonctionnaire actif à un fonctionnaire passif, il est retraité. Il s’agit d’une reconversion de l’actif au passif. En tant qu’actifs, ils peuvent continuer d’être utiles à la nation à partir d’un certain nombre d’activités qu’ils auront initiés eux-mêmes par les connaissances qu’ils vont acquérir à travers cette formation ».

Les statistiques de derniers recensements appuyés par plusieurs études réalisées depuis 2012 permettent d’estimer à plus de 250 000 l’effectif des agents et fonctionnaires de l’État éligibles à la retraite maintenus en service.

La RDC n’est pas à sa première expérience dans la mise à la retraite de ses agents et fonctionnaires. L’histoire récente nous rappelle les évidences de 2003 qui font état d’un maintien prolongé des agents en service. Une des explications plausibles à cet état de choses est l’insuffisance de moyens financiers pouvant faire face au nombre des retraités de plus en plus grandissant. Le gouvernement a ainsi fini par envisager l’abandon du système d’octroi et opté pour la mise en place des stratégies alternatives de financement en vue de sortir de l’impasse. La modernisation de l’Administration publique a permis la mise en place d’un cadre juridique propice aux opérations de mise à la retraite selon le contexte socioéconomique.

Parmi ces innovations, il y a lieu de citer la loi n°16/013 du 15 juillet 2016 portant statut des agents de carrière et de service public de l’État qui ramène l’âge de retraite à 65 ans au lieu de 55. Et le chronogramme de la durée limite de service varie de 35 ans au lieu de 25. Ce qui veut simplement dire que sans la réforme, ces agents retraités en 2017 auriez du cesser leurs activités depuis 2007, si pas avant.

Au travers de cette formation qui va se poursuivre jusqu’en provinces, le gouvernement espère atteindre tous les fonctionnaires concernés par la retraite.

 

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