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Imbroglio à l’ISC : la cérémonie de collation des grades académiques ajournée !

Écrit par Donatien N. Mupompa, publié mercredi 02 aout 2017 . Publié dans Faits divers

Venus nombreux avec des toges et uniformes en pagnes, les heureux lauréats ont vu leur rêve s’évanouir de par les caprices d’un ministre. 

Le lundi 31 juillet 2017, alors que les cérémonies de collation des grades académiques et de clôture de l’année académique 2016-2017 se sont déroulées dans presque toutes les provinces de la République démocratique du Congo, c’était la désolation à l’Institut supérieur de commerce de Kinshasa (ISC).

Venus nombreux avec des toges et uniformes en pagnes pour ceux de graduat pour dire au revoir à la vie estudiantine pour les uns et passer en licence pour les autres, les heureux du jour ont vu leur rêve stoppé !

Les deux cérémonies n’ont pu avoir lieu à l’ISC. Non seulement il y avait un important dispositif sécuritaire pour sécuriser les lieux et empêcher tout mouvement vers cet institut supérieur, mais aussi une banderole affichée, annonçant que les deux cérémonies étaient reportées à une date ultérieure.

Aucun étudiant ne pouvait contenir ses larmes, c’était la tristesse qui se lisait sur les visages de ces lauréats désillusionnés. C’est toute une année qui vient d’être bâclée, des sacrifices consentis qui viennent d’être foulés aux pieds par un ministre à tout politiser ; sans compter les dépenses engagées par les différentes familles pour honorer les leurs. Pendant ce temps, celui qui est à la base de cette situation se pavanait au Kasaï Oriental.

Les lauréats qui ne savent plus à quel saint se vouer invitent le chef du gouvernement à résoudre ce problème. Certains vont plus loin pour exiger le départ du ministre de l’ESU Steve Mbikayi à la tête de ce ministère.

Rapporter l’arrêté de suspension

Pour Alain, un étudiant qui n’a pas voulu donner son nom, le ministre Steve Mbikayi ne mérite pas ce ministère. Il a lâché : « Comme il a toujours milité pour mettre ses frères dans toutes les universités et instituts supérieurs du pays, il peut pousser un ouf de soulagement, car il a réussi son coup, celui de voir l’ISC reprendre avec ses mauvaises pratiques ».

Un autre malheureux répondant au nom de Mombasi sollicite, lui, la réhabilitation pure et simple du comité de gestion de gestion dirigé par le professeur Mbangala. Il a souligné que c’est ce comité qui a réussi à redorer l’image ternie de l’ISC/Gombe. Car, estime-t-il, les activités académiques ne peuvent se dérouler normalement que si un climat de paix, d’ordre, de liberté de conscience garantissant la sécurité des personnes et de leurs biens est préservé.

Les observateurs avertis veulent savoir jusqu’à quand cette situation va continuer ? Ils se demandent pourquoi le ministre de l’ESU refuse de fléchir devant la lettre du Premier ministre, pourquoi cette décision précipitée ?

Ainsi, ils appellent le chef du gouvernement à prendre toutes ses responsabilités face à l’attitude d’anarchie et d’insubordination de son ministre qui, non seulement avait omis de requérir le quitus du Premier ministre avant de signer et de publier son arrêté de suspension, mais surtout et en plus, se fait attendre plus d’une semaine pour obtempérer à l’instruction du Premier ministre de rapporter ledit arrêté de suspension du comité Mbangala. Qui sortira vainqueur de ce bras-de-fer Tshibala-Mbikayi ? Wait and see…

 

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