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Réagissant à la marche du 31 juillet 2017 : Katumbi salue la bravoure du peuple congolais

Écrit par Le Potentiel, Publié mercredi 02 aout 2017. Publié dans A la Une

Forcé à l’exil pour s’être déclaré candidat à la présidentielle, Moïse Katumbi reste de cœur avec ses compatriotes dans le combat pour l’alternance démocratique au sommet de l’Etat. Depuis Bruxelles, il a félicité le courage dont a fait preuve le peuple congolais à travers la Lucha et d’autres mouvements citoyens en réclamant lundi dans la rue la tenue d’élections fin 2017, conformément à l’Accord du 31 décembre 2016. L’homme estime que l’heure est venue de contraindre le pouvoir à se plier à la volonté populaire.

Les manifestations prévues le 31 juillet 2017 par les jeunes de la Lucha et d’autres mouvements citoyens ont été, sans surprise, réprimées par la police. Le contraire aurait d’ailleurs étonné. De Goma jusqu’à Kinshasa, des jeunes ont manifesté dans la passivité la plus totale pour faire valoir leur droit, réclamant du pouvoir la tenue d’élections dans les termes convenus dans l’Accord politique du 31 décembre2016, négocié sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cénco).

Malgré des arrestations qui s’en sont suivies, les jeunes de la Lucha ont réussi à faire passer leur message. Seule la lutte libère, ont-ils scandé dans toutes les villes de la RDC où des jeunes ont pris d’assaut la rue pour faire entendre leur voix. Sans doute, le pouvoir l’a perçu de la plus belle des manières. Si l’impressionnant dispositif policier déployé à l’occasion a réussi à étouffer cette marche, il a contribué, en même temps, à attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale.

De son lieu d’exil en Europe, Moïse Katumbi, candidat déclaré à la prochaine présidentielle, s’en est d’ailleurs félicité. Il est convaincu que la peur a changé de camp. « Ces milliers de compatriotes ont bravé la peur. Ils ont subi les gaz lacrymogènes, les tirs à balles réelles, les arrestations arbitraires de la police. Je tiens à féliciter ces défenseurs de la démocratie pour leur courage et leur engagement. Ils nous montrent l’exemple. Ce sont des Congolais debout », a-t-il déclaré dans un message daté du 1er août 2017.

Face aux attitudes « criminelles » du pouvoir qui a eu « recours aux armes face à des manifestants pacifiques », Moïse Katumbi croit en la capacité du peuple congolais à se libérer. « Policiers, militaires, faites attention », lance-t-il aux forces de l’ordre, apparemment instrumentalisés par un pouvoir aux abois. « Vous êtes responsables de vos actes. Vous serez jugés individuellement pour avoir suivi les ordres illégaux de vos supérieurs », leur a-t-il rappelé.

Il a néanmoins pris le temps de conscientiser la police. « Au-delà de la justice qui sanctionnera les crimes, n’oubliez jamais que ce sont vos frères qui marchent pacifiquement. Ils réclament un droit légitime qui vous concerne aussi ». Parallèlement, Moïse Katumbi a jeté des fleurs aux forces armées qui « ont refusé ces dérives et ont fait leur travail en encadrant avec professionnalisme ces manifestants pacifiques ».

Sans désemparer, Moïse Katumbi annonce que « dans les prochaines semaines, d’autres manifestations vont suivre », s’appuyant sur une des dispositions de la Constitution qui reconnaît « le droit de manifester ». En même temps, il prévient : « Toute autorité qui s’y oppose se met hors-la-loi ».

Aussi appelle-t-il « au respect de ce droit constitutionnel par le pouvoir de Kinshasa, et à la raison de nos forces armées ». Sa détermination et sa foi en l’alternance démocratique ne sont pas ébranlées. « Demain, annonce-t-il, face aux aspirations démocratiques légitimes et pacifiques, nul ne doit verser le sang des innocents. La RD Congo doit vivre des élections libres, démocratiques, inclusives et transparentes. Nul ne peut lui confisquer ce droit ».

Le gouvernement se dédouane, mais…

Alors qu’une branche de la Lucha avait manifesté quelques heures auparavant sous l’encadrement de la police, la marche du 31 juillet organisée par la Lucha, version originale, a été réprimée violemment. Au gouvernement, on tente de s’en défendre.

Repris par radio Okapi, le vice-ministre de l’Intérieur et Sécurité, Basile Olongo, s’est justifié en faisant remarquer que la situation sécuritaire dans les villes où le mouvement citoyen,  Lutte pour le changement (LUCHA), avait programmé sa marche ne permettait pas la tenue de cette manifestation. La LUCHA avait certes informé les autorités, a-t-il reconnu, ajoutant toutefois que celles-ci «ont aussi le pouvoir d’apprécier».

Les déclarations du vice-ministre de l’Intérieur n’ont eu qu’un effet de paille. Le plus évident est que le mot d’ordre a été largement suivi. A l’instar de Moïse Katumbi, tous les milieux ont communié avec ces jeunes qui ont eu le courage de braver la peur pour réclamer un droit inaliénable, clairement repris dans la Constitution.

Quoiqu’il en soit, en décembre 2017, les élections demeurent incontournables. Et la Céni, pouvoir organisateur des élections devrait s’y atteler pour répondre à ce vœu largement répandu dans l’opinion nationale et internationale.

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