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Mongala : les voleurs du salaire des enseignants du Nord-Ubangi arrêtés

Écrit par Donatien N. Mupompa, publié lundi 31 juillet 2017 le . Publié dans Faits divers

Les voleurs du salaire des enseignants de Gbadolite (Nord-Ubangi) ont été arrêtés le samedi 29 juillet 2017 à Lisala, dans la province de la Mongala. La nouvelle société civile locale, qui a annoncé cette nouvelle, a fait savoir que moins de la moitié de l’argent volé a été retrouvé sur eux.

Pour rappel, ces personnes avaient cambriolé les bureaux de la Caritas Molegbe en date du jeudi 27 juillet 2017 à Gbadolite. Elles avaient emporté plus de 350 millions de francs congolais (218 750 USD). Mais au moment de leur arrestation, la police a repris environ 40 millions de francs congolais (25 000 USD). Cette enveloppe devait servir à la paie des enseignants de Businga, Yakoma et Bosobolo.

Vu la répétition de ces vols, les députés provinciaux du Nord Ubangi recommandent  au gouvernement central de procéder directement à cette paie.

La CARTAS mise à rude épreuve

Ces genres de vols sont légion dans l’Est de la RDC. C’est le cas de la province de l’Ituri où des bandits ont emporté le lundi 3 juillet 2017 la somme de 84 millions de francs congolais (56 000 dollars américains), destinés à la paie des salaires de juin dernier des enseignants de plus de 60 écoles du territoire de Mambasa. Cet argent a été volé au couvent de la paroisse catholique de Nia-Nia, à environ 350 km au Sud-Ouest de Bunia.

Les enseignants concernés étaient ceux des écoles conventionnées catholiques, protestantes, kimbanguistes, islamiques et non conventionnées du territoire de Mambasa. Les autorités scolaires du SECOPE (Service de contrôle et paie des enseignants) ainsi que  de l’Inspection urbaine de l’EPSP étaient également touchées.

Selon l’abbé André Asumani, chargé de la paie de Caritas, les bandits se sont introduits dans sa chambre et ont emporté deux valises qui contenaient de l’argent. Il a affirmé que les enquêtes étaient en cours pour retrouver les voleurs.

L’explication de l’abbé André Asumani n’a pas convaincu les enseignants qui criaient au montage. Certains d’entre eux l'accusaient également d’avoir gardé leurs salaires pendant deux jours au couvent pour célébrer la messe.

Ces enseignants demandaient par ailleurs à l’ONG Caritas développement de débourser leurs salaires sans délai. Seuls les enseignants de cinq écoles du territoire de Nia-Nia et de l’axe Wamba ont été payés avant le cambriolage.

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