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Du rififi à l’Institut supérieur de commerce

Écrit par Donatien N. Mupompa, publié lundi 31 juillet 2017. Publié dans Faits divers

Deux jours après la suspension du DG Mbangala et son comité de gestion, les étudiants de l’ISC dénoncent les antivaleurs et les mauvaises pratiques qui refont surface dans cet établissement d’enseignement supérieur.

Malgré l’instruction donnée par le Premier ministre Bruno Tshibala, danssa lettre du 27 juillet 2017 de rapporter son arrêté ministériel N°087/MINESU/CABMIN/SMM/JPK-INM/2017, c’est-à-dire d’annuler la mesure de suspension qui frappait le comité de gestion de l’ISC dirigé par le DG Mbangala, le ministre de l’ESU garde toujours sa position.

En effet, M. Steve Mbikayi refuse d’obtempérer et avance comme raison : lever la mesure sera synonyme de faiblesseet depuis, rien n’est fait. Déjà, c’est le désordre à l’ISC/Gombe.

A 24 de la cérémonie de collation des grades académiques, les antivaleurs décriées autrefois avant l’avènement du comité de gestion suspendu et éradiquées par ce dernier ont vite refait surface. La réussite est conditionnée au payement de 100$Us. Pour les finalistes de licence et de graduat, seule la somme de 100$Us est le ticket pour l’obtention de son diplôme.

Quelques étudiantes et étudiants interrogés disent regretter cette suspension. Ils estiment que les pratiques éradiquées par le comité de gestion suspendu, comme « table ou point sexuellement transmissible », gagnent du terrain maintenant, alors que le comité Mbangala avait tout fait pour lutter contre ces pratiques. Et grâce à cette équipe, l’ISC commençait à porter une autre robe.

A deux jours seulement de la clôture de la 1ère session des examens, un étudiant a même laissé entendre avec les larmes aux yeux que l’espoir et la chance pour l’ISC d’être encore un jour dirigé par un comité de gestion sérieux comme celui conduit par le professeur Mbangala, sont totalement perdus. « Ce comité de gestion a accepté de mouiller sa chemise pour redorer l’image de cet établissement que d’aucuns qualifiaient de poubelle, a indiqué un étudiant qui a préféré garder l’anonymat ».

Un acharnement à mille facettes      

Il a par la même occasion invité quelques membres du gouvernement qui sont passés par l’ISC à s’impliquer pour  que l’équipe Mbangala soit réhabilitée.

Quelques questions taraudent les esprits. Pourquoi cet acharnement du ministre de l’Enseignement supérieur contre le comité de gestion de l’ISC dirigé par le Prof. Mbangala ? Pourquoi cette précipitation pour nommer et installer un nouveau comité de gestion avec en son sein trois membres de son parti politique, alors que l’autre n’était suspendu que pour raison d’enquête et cette enquête n’avait ni démarré ni produit des conclusions dans le mauvais sens ? Que cache M. Steve Mbikayi dans ce dossier de l’ISC ?

Autant de questions qui demeurent sans réponses. Le chef du gouvernement devra donc s’impliquer personnellement dans cette affaire avant que pire n’arrive avec l’abondante grappe de vices et inepties qui jalonnent.

Cette malheureuse initiative du ministre de l’ESU met en évidence une grossière précipitation qui a du mal à cacher sa véritable identité d’acharnement des ténèbres contre la lumière, acharnement des antivaleurs contre les vertus, acharnement des nostalgiques de l’ISC de la corruption, des antivaleurs et de la formation au rabais, contre l’ISC de la bonne gouvernance, de la compétence, de la modernité et de la formation des cadres du Congo émergent.

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