A la Une

Loi électorale révisée : dernière ligne droite au Sénat

Loi électorale révisée : dernière ligne droite au Sénat

Hier jeudi, le président du Sénat Léon Kengo wa Dondo a donné des orientations dont la...

Un démineur ?

Un démineur ?

Généralement considéré comme une chambre des sages, le Sénat pourrait-il prendre de la hauteur...

Décrispation politique : Kinshasa dans le viseur de l’UE

Décrispation politique : Kinshasa dans le viseur de l’UE

Lundi dernier, le Conseil européen s’est penché sur le dossier de la République démocratique du...

2018, espoirs permis

2018, espoirs permis

L’espoir fait vivre. Dans le domaine économique comme dans le domaine politique, les perspectives...

Loi électorale révisée au Sénat: Ça passe ou ça casse

Loi électorale révisée au Sénat: Ça passe ou ça casse

La Sénat a entamé, lundi, l’examen du projet de révision de la loi électorale, lequel a été...

Imprimer

Se détournant du CNSA, l’UNC apporte tout son soutien au ministre du Budget

Écrit par Médard Muyaya, publié samedi 29 juillet 2017 le .

Fermant la porte au CNSA, l’UNC de Vital Kamerhe confirme néanmoins sa participation au gouvernement Bruno Tshibala.Dans un bref entretien, hier vendredi, avec notre rédaction, le porte-parole de l’UNC, Jolino Makelele, a donné plus de précision sur l’option levée par son parti. Il note que l’UNC continue à siéger au sein du gouvernement Tshibala en tant que signataire de l’Accord de la Saint-Sylvestre, fruit des négociations directes de la CENCO.

« C’est vrai que l’UNC avait des revendications au regard du poste qui lui a été confié dans l’exécutif sans tenir compte de son poids politique. Mais l’UNC s’inscrit en faux contre la mise en place du CNSA dont la présidence devrait revenir naturellement à l’UNC ou au Front pour le respect de la Constitution », a-t-il martelé.

Bien avant lui, dans une interview accordée à Radio Okapi, le jeudi 27 juillet, Vital Kamerhe a affirmé que son parti n’accepterait ni la révision constitutionnelle, ni le référendum en République démocratique du Congo. Déterminé et intransigeant, il a indiqué que l’Accord du 31 décembre existe et que le président Joseph Kabila ne briguera pas un troisième mandat.

« Pour nous, il y a des fondamentaux de l’Accord de la Saint-Sylvestre qui ne doivent pas bouger : pas de révision constitutionnelle, pas de référendum et pas d’État d’urgence », a-t-il insisté.

Une fois de plus, le président de l’UNC signe et persiste que le chef de l’État, Joseph Kabila ne pourra plus se présenter à sa propre succession. «Il ne va pas briguer un troisième mandat. Il ne sera pas candidat à la prochaine présidentielle. Nous devons respecter ce délai de 12 mois. Le 31 décembre, c’est terminé », a-t-il martelé.

Se prendre en charge

À cette occasion, Vital Kamerhe met en garde «ceux qui disent que l’Accord du 31 décembre est devenu un chiffon ». « Ils jouent le jeu  du pouvoir », a-t-il prévenu, avant d’appeler les Congolais à se prendre en charge.

« Cet Accord existe et c’est ici l’occasion, à travers vos médias, de lancer un appel au peuple congolais pour dire : peuple congolais débout et prend ton destin entre tes mains», a-t-il exhorté.

Faisant un tour d’horizon de la mise en place du Conseil National de Suivi de l’Accord du 31 décembre et du processus électoral (CNSA), il a  fait remarquer que son parti voudrait une institution « crédible », non pas telle qu’on la présente maintenant.

« Nous voulions d’un CNSA crédible qui puisse faire le contrepoids à la CENI (Commission électorale nationale indépendante), qui puisse peser sur le gouvernement pour qu’on donne de l’argent à la CENI pour organiser les élections. Un CNSA qui puisse aussi exiger à la CENI un calendrier qui reste calé dans le délai de la prolongation que nous avons tous accepté : un calendrier qui ne va pas dépasser le 31 décembre 2017 ».

Pour une issue heureuse du processus électoral, le président de l’UNC pense qu’il n’appartient pas à la CENI de commencer à évoquer des raisons de la non tenue probable des élections. Ce, pour éviter un chaos au pays. La meilleure façon de mettre fin à la crise de légitimité, c’est d’organiser de bonnes élections crédibles, apaisées, transparentes et démocratiques en vue de doter la RDC des institutions élues.

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Articles récents

L’attaque menée la semaine dernière contre une base de la Monusco dans l’Ituri, sur la route de Mbau Kamango, continue à susciter de nombreuses questions. Malgré les promesses d’enquête, connaîtra-t-on...