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Se détournant du CNSA, l’UNC apporte tout son soutien au ministre du Budget

Écrit par Médard Muyaya, publié samedi 29 juillet 2017 le .

Fermant la porte au CNSA, l’UNC de Vital Kamerhe confirme néanmoins sa participation au gouvernement Bruno Tshibala.Dans un bref entretien, hier vendredi, avec notre rédaction, le porte-parole de l’UNC, Jolino Makelele, a donné plus de précision sur l’option levée par son parti. Il note que l’UNC continue à siéger au sein du gouvernement Tshibala en tant que signataire de l’Accord de la Saint-Sylvestre, fruit des négociations directes de la CENCO.

« C’est vrai que l’UNC avait des revendications au regard du poste qui lui a été confié dans l’exécutif sans tenir compte de son poids politique. Mais l’UNC s’inscrit en faux contre la mise en place du CNSA dont la présidence devrait revenir naturellement à l’UNC ou au Front pour le respect de la Constitution », a-t-il martelé.

Bien avant lui, dans une interview accordée à Radio Okapi, le jeudi 27 juillet, Vital Kamerhe a affirmé que son parti n’accepterait ni la révision constitutionnelle, ni le référendum en République démocratique du Congo. Déterminé et intransigeant, il a indiqué que l’Accord du 31 décembre existe et que le président Joseph Kabila ne briguera pas un troisième mandat.

« Pour nous, il y a des fondamentaux de l’Accord de la Saint-Sylvestre qui ne doivent pas bouger : pas de révision constitutionnelle, pas de référendum et pas d’État d’urgence », a-t-il insisté.

Une fois de plus, le président de l’UNC signe et persiste que le chef de l’État, Joseph Kabila ne pourra plus se présenter à sa propre succession. «Il ne va pas briguer un troisième mandat. Il ne sera pas candidat à la prochaine présidentielle. Nous devons respecter ce délai de 12 mois. Le 31 décembre, c’est terminé », a-t-il martelé.

Se prendre en charge

À cette occasion, Vital Kamerhe met en garde «ceux qui disent que l’Accord du 31 décembre est devenu un chiffon ». « Ils jouent le jeu  du pouvoir », a-t-il prévenu, avant d’appeler les Congolais à se prendre en charge.

« Cet Accord existe et c’est ici l’occasion, à travers vos médias, de lancer un appel au peuple congolais pour dire : peuple congolais débout et prend ton destin entre tes mains», a-t-il exhorté.

Faisant un tour d’horizon de la mise en place du Conseil National de Suivi de l’Accord du 31 décembre et du processus électoral (CNSA), il a  fait remarquer que son parti voudrait une institution « crédible », non pas telle qu’on la présente maintenant.

« Nous voulions d’un CNSA crédible qui puisse faire le contrepoids à la CENI (Commission électorale nationale indépendante), qui puisse peser sur le gouvernement pour qu’on donne de l’argent à la CENI pour organiser les élections. Un CNSA qui puisse aussi exiger à la CENI un calendrier qui reste calé dans le délai de la prolongation que nous avons tous accepté : un calendrier qui ne va pas dépasser le 31 décembre 2017 ».

Pour une issue heureuse du processus électoral, le président de l’UNC pense qu’il n’appartient pas à la CENI de commencer à évoquer des raisons de la non tenue probable des élections. Ce, pour éviter un chaos au pays. La meilleure façon de mettre fin à la crise de légitimité, c’est d’organiser de bonnes élections crédibles, apaisées, transparentes et démocratiques en vue de doter la RDC des institutions élues.

 

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