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RDC : le Consortium d’influence des politiques se mobilise pour la tenue d’élections en décembre 2017

Écrit par Stanislas Ntambwe.

A l’initiative du Conseil national des organisations non gouvernementales de développement (CNONGD), ces ONG se sont réunies, le vendredi 14 juillet à Kinshasa, pour passer en revue la situation sociopolitique et sécuritaire du pays, couplée d’une crise qui ne dit pas son nom.

Dans leur déclaration commune, les organisations de la Société civile (OSC) membres du Consortium d’influence des politiques en RDC constatent que « la démocratie congolaise est agonisante et peine à décoller ».

Par conséquent, elles ont rendu publique leur position commune relative à leur engagement pour le combat en faveur d’un processus électoral « crédible, transparent et démocratique conformément aux prescrits de l’Accord de la Cénco ».

« Conscientes de notre responsabilité sociale, prenant la juste mesure du danger que constituent les dérapages du processus électoral par le fait de sa mauvaise gestion par la Céni ; nous souvenant que de telles tergiversations en matières électorales ont déjà coûté trop cher aux institutions régaliennes du pays et à leurs animateurs, ayant perdu toute légitimité faute de mandat populaire ; considérant que l’accord du Centre interdiocésain souffre de sa mise en œuvre, décidons, ce jour, de rendre ce jour une position commune, laquelle est fondée sur les constats d’ordre politique, social, sécuritaire et technique lié au processus électoral », lit-on dans leur déclaration.

Cette position des OSC est axée sur les plans national, technique, social et sécuritaire.

« La Céni ne rassure plus »

Elles constatent, entre autres, la non-mise en œuvre de l’Accord de la Cénco qui, de leur point de vue, est «source de légitimité de toutes les institutions actuelles de la RDC ».

Les OSC estiment aussi que, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) ne rassure plus les Congolais par ses positions «partiales, partisanes et superflues ainsi que la multiplication des stratagèmes pour retarder les élections d’ici fin décembre 2017 ».

Ensuite, le Consortium dit constater une « indifférence totale de se pencher sur le social du Congolais ; l’incapacité de l’appareil étatique d’assurer une desserte en services sociaux de base aux Congolais et la dépréciation de la monnaie locale ».

Enfin, les OSC ont fait mention de «l’incapacité du pouvoir de s’attaquer aux racines des violences et tueries à l’Est du pays (Beni); l’existence des foyers de tensions dans certaines provinces (cas de Kamuina Nsapu dans les Kasaï) et de différentes évasions massives et forcées des détenus dans plusieurs prisons de la République. Mais aussi, la répression et l’interdiction des manifestations publiques pacifiques ».

Position commune

« Nous sommes engagés sans ambages dans la tenue d’élections dans le délai conformément à l’Accord de la Cénco. Les contraintes financières et sécuritaires maintes fois évoquées par la Céni ne peuvent en aucun cas servir d’alibi pour la non-tenue de ces élections », ont déclaré les signataires. Par la même occasion, ils enjoignent à la Céni de «faire le rapport de progrès de l’opération d’enrôlement des électeurs et de publier sans délai le calendrier indiquant clairement les dates
de toutes les opérations électorales ».

A ce sujet, les indicateurs suivant devront servir des mesures de suivi et d’évaluation et permettront au consortium de tirer les conséquences qui s’imposent.

Primo : fin juillet 2017, « présentation du fichier électoral ».Secundo : septembre 2017, «vote de la loi sur la répartition des sièges par circonscription électorale, convocation de l’électorat et appel à candidatures. Tercio : décembre 2017, « tenue des scrutins présidentiel, législatives nationales et provincial ».

Faute pour la Céni de ne s’exécuter conformément aux prescrits de l’Accord de la Saint-Sylvestre, le Consortium exigera la démission pure et simple de cette structure et mobilisera l’ensemble de la Société civile et les forces vives, à cet effet. Ce, dans le cadre de son plan d’actions minimum du suivi du processus électoral.

Par ailleurs, le Consortium a déploré le fait que l’OIF ait servi de «technique des glissements du processus électoral ».

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