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Nominations intempestives

Écrit par Le Potentiel. Publié dans A la Une

Le président de la République vient de nommer des mandataires publics dans dix entreprises du portefeuille de l’État et les membres de leur conseil d’administration.  Le chef de l’État a aussi envoyé à la retraite plusieurs agents de la fonction publique. Joseph Kabila, dont le deuxième et dernier mandat a épuisé depuis le 19 décembre 2016, vient ainsi d’envoyer un message à tous ses détracteurs qu’il est et reste le garant des institutions en République démocratique du Congo.

Pour autant, à la lecture des personnalités nommées dans les différents comités de gestion des entreprises du portefeuille de l’État, il saute aux yeux que la Majorité présidentielle continue avec la même politique qui a échoué: placer des adeptes à la commande des entreprises publiques en lieu et place des vrais manageurs susceptibles de les propulser vers l’avant.

Cette politique a échoué jusque-là, au regard de l’état dans lequel se trouvent la quasi-totalité des entreprises publiques actuellement. L’immobilisme des entreprises du portefeuille de l’État est la cause notamment de la désarticulation de l’économie nationale. La RDC ne peut se développer tant que les entreprises publiques font l’objet d’une gestion au pifomètre.

Du coup, ces nominations, du reste intempestives, paraissent, dans l’opinion publique, juste comme une récompense aux différents zélateurs de la famille politique du chef de l’État.  Dans cette perspective, il faut rien attendre de ces politiciens-mandataires. Ils vont, à coup sûr, considérer les entreprises publiques comme des vaches-à-lait au service de leur famille politique, la MP.

Certes, avec les nouvelles nominations, le chef de l’État a replacé ses pions dans les entreprises publiques et élargi ses soutiens. Il n’en demeure pas moins que ces nouvelles nominations vont une fois de plus alimenter la crise politique à laquelle la RDC fait face depuis l’année dernière.

À coup sûr, les nouveaux mandataires, au regard de la cacophonie politique actuelle et de la crise congolaise, ne contribueront pas au redressement de l’économie nationale. 

 

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