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Lokondo : « La rencontre entre le président Kabila et Mgr Utembi est un désaveu aux pourfendeurs de la Cenco »

Écrit par Pitshou Mulumba. Publié dans A la Une

Après sa participation au 29ème sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, le chef de l’État Joseph Kabila a séjourné à Kisangani dans la province de la Tshopo où il a reçu en audience, le mercredi 5 juillet, les notables de la province, notamment Mgr Marcel Utembi, l’archevêque de Kisangani et surtout, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo.

Une rencontre que salue le député national MP Henri-Thomas Lokondo, dans l’espoir, indique-t-il, que l’Accord de la Saint-Sylvestre signé sous l’égide de la Cenco, soit appliqué globalement dans sa forme et dans son fond.

Joint au téléphone hier dimanche 9 juillet, Henri-Thomas Lokondo, qui est incontestablement parmi les meilleurs parlementaires du pays, voit en cette rencontre entre le chef de l’Etat et le président de la Cenco, « la preuve qu’il n’y a pas eu rupture entre le chef de l’Etat et l’Eglise catholique qui est la confession religieuse la plus importante et la mieux implantée dans notre pays comme tout le monde le sait… ».

« J’espère que ceux qui passent leur temps à vilipender la Cenco pour ses prises de position qui rentrent pourtant dans le cadre de sa mission sociale et pastorale, doivent s’exprimer maintenant avec beaucoup de retenue », a-t-il déclaré. Et de poursuivre : « Je ne dis pas que cette rencontre entre le chef de l’Etat et le président de la Cenco est un désaveu à leur égard, mais c’est comme si. Parce qu’au moment où certaines personnes prennent à parti de manière aussi brutale la Cenco, mais le président de la République la consulte toujours ».

Pour rappel, la Cenco appelle les Congolais à se mobiliser pour exiger l’application de l’Accord du 31 décembre 2016. Un appel qui fait suite aux dénonciations de l’Eglise sur une mise en œuvre de l'accord insignifiante, compromettant la tenue d'élections prévues à la fin de l'année.

L’Eglise considère que l'Accord politique du 31 décembre 2016 aurait dû épargner au pays l'aggravation de la situation. C’est pourquoi les évêques pointent du doigt la mauvaise foi prêtée à la Majorité présidentielle, comme lors de la nomination, catégoriquement rejetée par l'opposition, de Bruno Tshibala au poste de premier ministre, l'absence de nomination du président du Conseil national de suivi de l'Accord (CNSA) ou de publication d'un calendrier électoral avec la présidentielle supposée être organisée à fin 2017 ou encore l'enrôlement des électeurs qui s'effectue « avec une lenteur inquiétante ». « L'arrangement particulier qui devait être finalisé pour la mise en œuvre de cet accord a été vidé de sa substance par les engagements particuliers non inclusifs », avaient accusé les évêques. Des prises de position qui leur a valu la foudre de la part des acteurs et communicateurs de la Majorité présidentielle.

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