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En marge des 57 ans de l’indépendance : Noël Tshiani présente sa stratégie de développement

Écrit par Pitshou Mulumba. Publié dans Online Dépêches

La stratégie dénommée « Le Plan Marshall de Noël Tshiani pour la RDC » vise à accélérer le développement économique et social et créer les opportunités pour tous les Congolais.

À Paris, Genève et d’autres capitales européennes, le banquier, économiste international et candidat à l’élection présidentielle, Noël Tshiani, ne cesse de partager sa vision de développement de la RDC.

Pour sortir le pays de la situation catastrophique actuelle, la clé, selon Noël Tshiani, c’est la stratégie de développement qu’il dénomme « Le Plan Marshall de Noël Tshiani pour la RDC ». Son application, souligne-t-il, devra permettre d’accélérer le développement économique et social et de créer des opportunités pour tous les Congolais.

Ce plan présenté lors des conférences à Paris et à Genève en marge du 57ème anniversaire de l’indépendance, s’articule autour de huit piliers fondamentaux, à savoir : promouvoir la paix, la sécurité, l’Etat de droit et la démocratie ; investir dans le capital humain ; promouvoir l’émergence de la finance nationale en reformant la Banque centrale, la monnaie nationale et le système financier ; promouvoir l’émergence d’un secteur privé national responsable ; réaliser des grands travaux d’infrastructures à haute intensité de main d’œuvre ; accélérer l’industrialisation du pays ; promouvoir l’intégration régionale et la coopération internationale  et mobiliser les ressources humaines et financières pour mettre en œuvre cette vision de développement.

Le tout n’est qu’un aperçu dont les détails se trouvent dans son livre « La force du changement » paru aux éditions du Panthéon à Paris, le mois dernier. En termes chiffrés, le plan de Noël Tshiani est à hauteur de 800 milliards de dollars sur 15 ans. « Très ambitieux certes, mais réalisable si nous travaillons tous ensemble pour sa mise en œuvre », croit son auteur.

Pour Noël Tshiani, les priorités seront les suivantes : doter le pays d’un leadership politique compétent, intègre et visionnaire ; rétablir la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; promouvoir la bonne gouvernance, l’Etat de droit, l’inclusion sociale et le développement dans les milieux ruraux et urbains ; réduire le gap infrastructurel ; améliorer le climat des affaires et promouvoir les investissements privés et publics et promouvoir la démocratie et les institutions fortes.

« J’ai travaillé dans le développement depuis plusieurs décennies, j’ai participé à la conception et la mise en œuvre de différents plans de développement et des plans similaires dans d’autres pays », a-t-il indiqué à l’auditoire avant d’appeler les uns et les autres à s’approprier la vision pour le redressement du pays.

Pour rappel, l’auteur du Plan Marshall pour la RDC a peint un tableau sombre du pays, 57 ans après l’indépendance. « La RDC est à la croisée des chemins. Rien n’est marche aujourd’hui comme le montre les indicateurs économiques, sociaux et politiques qui sont tous au rouge. Nous vivons une situation d’insécurité généralisée. Malgré l’abondance des ressources naturelles, la RDC est l’un des pays les moins développés du monde avec un système de gouvernance tellement pourri que 85 % des revenus des ressources naturelles n’entrent pas dans le budget national mais plutôt dans les poches des individus. Par conséquent plus de 90% de nos compatriotes vivent dans eau potable, ni électricité, ni moyens de télécommunications. Le pays est incapable aujourd’hui de nous offrir un système sanitaire et éducatif ainsi que des infrastructures de base dignes de ce nom. La croissance économique solide sur papier n’est ni inclusif, ni palpable et surtout, ne profite pas à la grande majorité de la population. Le chômage avoisine 85 %  de la population active et constitue la cause principale de la pauvreté qui touche 90% de la population du pays »,a-t-il déploré.

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