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C. Nangaa : « Maman Sidikou, n’a pas mandat de demander à la Céni de publier le calendrier électoral »

Écrit par Stanislas Ntambwe. Publié dans Online Dépêches

Le président de la Centrale électorale de la RD Congo n’a pas tardé à réagir à la déclaration du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC) qui, dans une déclaration, samedi 1er juillet 2017, a demandé à la Céni de publier le calendrier électoral officiel et consensuel.

Telle une réponse du berger à la bergère : « Maman Sidikou, n’a ni qualité ni mandat de demander à son institution de publier le calendrier électoral”, a estimé, Corneille Nangaa, président de la Commission électorale national indépendante (Céni).

Calendrier officiel et consensuel

En effet, dans un communiqué publié samedi, Maman Sambo Sigikou invitait la Céni à publier un calendrier officiel et consensuel pour l’organisation des élections dans le strict respect du délai prévu par l’Accord de la Saint Sylvestre, signé le 31 décembre dernier.

« C’est à la Céni que revient la responsabilité principale d’organiser ces élections conformément à la Constitution et à l’Accord du 31 décembre 2016. J’appelle donc la CENI à publier sans plus tarder un calendrier officiel et consensuel pour l’organisation de ces élections », lit-on dans la déclaration de M. Sidikou.

Lorsqu’on analyse l’appel de Sidikou à la Céni, il s’avère qu’il est de son droit à rappeler à l’ordre cette institution lorsque les choses ne semblent pas claires. Ce, dans la mesure où la Monusco dont M. Sidikou est chef, est un partenaire important dans l’accompagnement de la Céni, en rapport avec sa mission régalienne.

Elections : responsable principale de la Céni

Le président de la Céni devrait, juste par courtoisie envers un partenaire de taille, fournir des éléments qui l’empêcheraient de publier, à ce jour, le calendrier électoral tel que voulu et attendu par le peuple congolais et la Communauté internationale.

En plus, le Représentant spécial du SG général des Nations Unies reconnaît que « C’est à la Céni que revient la responsabilité principale d’organiser ces élections conformément à la Constitution et à l’Accord du 31 décembre 2016. », quoi de plus normal.

Qui plus est, dans son communiqué, le chef de la Monusco n’a pas, non seulement cité la Céni, mais aussi le Gouvernement de la République qu’il a exhorté à « poursuivre et assurer la mise en œuvre intégrale et rapide des mesures de décrispation prévues par l’Accord du 31 décembre 2016 afin, a-t-il dit, « de créer l’environnement politique et les autres conditions nécessaires pour l’organisation des élections ».

« Ces mesures de décrispation sont des ingrédients essentiels pour promouvoir une vraie concorde entre tous les Congolais, dans cette phase cruciale de l'histoire du Congo », a ajouté Maman Sidikou. Aussi, a-t-il exhorté les partis politiques à « redoubler d’efforts afin de trouver, par le dialogue, une solution à l’impasse persistante ».

En tout état de cause, considérer l’appel ou l’exhortation des Nations Unies comme une provocation ou de l’ingérence, serait une grosse erreur. Car, M. Sidikou n’est qu’un porte-voix de son Institution dont l’apport logistique, matériel et technique à la Céni n’est plus à démontrer.

Appui de l’Onu à la Céni

Par exemple, dans le cadre du soutien de l’Onu aux opérations de révision du fichier électoral en RDC, les avions de la Monusco ont procédé, depuis février dernier, au déploiement de ces matériels, achetés en Chine. Au total, 970 tonnes du matériel ont été transporté, à partir du port Mombasa (Kenya), et acheminées dans les zones plus inaccessibles du pays.

L’opération de transport de ces matériels a duré 23 jours et 49 vols ont été effectués vers Dungu, Isiro, Kindu, Kisangani, Kananga, Mbuji-Mayi, Kwilu et Kinshasa. Outre les générateurs, la mission onusienne a également transporté 2 545 kg de pièces détachées, un générateur de 30 KVA et des tentes destinées à la création de centres d’inscription mobiles.

A l’occasion de la réception des générateurs, mardi 14 mars 2017 à l’aéroport de N’djili (Kinshasa), le patron de la Monusco, avait indiqué que quatre avions cargos, deux Iliouchine 76, deux C-130 Hercules et 16 hélicoptères ont été mis à contribution pour transporter tous ces lots de matériels à partir de Mombasa.

Par ailleurs, Corneille Nangaa pense qu’un tel partenaire n’a pas droit de demander des comptes pour un projet auquel une telle contribution a été allouée ? Ceci paraitrait moins sérieux.

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