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Massacre de Mwanza-Lomba : la Cour militaire abandonne les préventions de crimes de guerre

Écrit par Donatien Ngandu Mupompa. Publié dans Faits divers

Ce dossier avait été révélé à l’opinion à la suite d’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux où on apercevait des hommes en uniforme présentés comme des militaires congolais en train de tuer des partisans présumés du chef traditionnel Kamuina Nsapu.

Le samedi 24 juin 2017, la Cour militaire du Kasaï Oriental a abandonné les charges de crimes de guerre retenues par le ministère public contre sept soldats poursuivis après un massacre présumé de civils dans le village de Mwanza-Lomba, dans cette région du centre de la République démocratique du Congo où l'armée réprime la milice de Kamuina Nsapu. C’est ce qu’a affirmé la défense des prévenus.

En effet, Me Jimmy Bashile du collectif des avocats de la défense a déclaré : « La Cour militaire a disqualifié les infractions de crime de guerre par meurtre, crime de guerre par mutilation, crime de guerre par traitements cruels, inhumains et dégradants et refus de dénonciation d'une infraction commise par des justiciables des juridictions militaires" retenues par le parquet militaire ».

Le 18 mars 2017, l’organe de la loi avait annoncé l'arrestation de sept militaires dans le cadre de l'enquête portant sur une vidéo largement partagée en février sur les réseaux sociaux. Celle-ci montrait ce qui apparait comme une scène de massacre de civils par des membres des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à Mwanza-Lomba, un village de la province du Kasaï Oriental.

Prévenus du droit interne

Le conseil de la défense a ajouté : « Sur décision de la Cour, nos sept clients ne seront plus poursuivis que pour des infractions du droit interne à savoir : meurtre, dissipation de munitions et outrage ». Il a estimé que c’est un pas franchi vers la manifestation de la vérité.

Il sied de noter qu’au cours de l’audience du mercredi 14 juin, les prévenus ont affirmé avoir tué sept personnes qu’ils ont ensuite enterrées en dehors du village. A la question de la Cour militaire de savoir pourquoi ils n’avaient pas laissé les familles des victimes organiser dignement les obsèques. L’un des prévenus, le major Nyembo, commandant des opérations de Mwanza-Lomba, a répondu qu’il en est toujours ainsi, citant des opérations auxquelles il a participé à Moba, dans l’ex-Katanga ainsi que dans la partie Est du pays.

Questionnés à ce sujet, des experts de l’Etat-major de l’armée qui ont rejoint la défense ont expliqué qu’il existe une pratique militaire consistant à ensevelir les cadavres de toute personne morte sur le terrain de combat pour des raisons de santé publique et dans le souci de ne pas affecter le moral des troupes qui viennent en renfort.

La Cour militaire du Kasaï Oriental qui juge l neuf militaires (dont par défaut) a décidé, sur demande de la défense, une descente sur le terrain à Mwanza-Lomba où le massacre a été commis. Elle estime qu’une descente à Mwanza-Lomba est importante pour une bonne instruction du dossier.

Pour sa part, le ministère public juge superflue cette descente à Mwanza-Lomba. Selon lui, la Cour et la défense n’ont qu’à compulser les rapports des experts qui s’étaient rendus à Mwanza-Lomba.

 

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