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Transport et voies des communications : la société civile fixe des objectifs majeurs pour 2018

Écrit par Stanislas Ntambwe le . Publié dans Online Dépêches

L’Observatoire de lutte contre la corruption en Afrique centrale (OLCAC), a examiné la lettre de mission du Ministère des Transports et Voies de communications pour l’année 2015-2016. Il ressort de cette analyse approfondie que les objectifs assignés par cette lettre de mission n’ont pas été atteints.

L’OCLCAC encadre 4 autres organisations de la société civile est (ACCO, CVE, FEC et FENAPEC) dans l’analyse des lettres de mission dans plusieurs secteurs de la vie nationale. Cette organisation est  consciente des besoins réels de la population dans le domaine des transports et voies et de communication. C’est ainsi qu’elle a, non seulement énuméré les besoins primaires de la population, mais aussi a fixé des objectifs qui devront être matérialisés d’ici 2018.   

« La promotion de l’économie de la République Démocratique du Congo (RDC) passe nécessairement par un système de transport approprié et le réseau des transports de cette grande nation située au centre de l’Afrique, repose sur l’axe principal constitué par le fleuve Congo, renforcé par des portions des routes, voies ferrées, des ponts aériens, et des voies lacustres à l’Est ». C’est ce que pense l’OCLCAC.

Cette structure note que par manque d’entretien, le réseau national de transport (réseaux routiers, maritimes, fluviales, lacustres, ferroviaires et aérien) créé depuis la colonisation s’est tellement dégradé au point de ne pas relier toutes les provinces entre elles. Plus loin dans son rapport, OLCAC énumère les préoccupations spécifiques de la population telles qu’identifiées par la société civile.

Il s’agit, entre autres, de la précarité des conditions de mobilité de la population ; la non-assurance de sécurité de transport ; la non-adaptation du cadre légal et réglementaire ; la non-application des normes de contrôle technique sur l’ensemble du pays ; détérioration des infrastructures routières existantes ; l’insuffisance d’infrastructures des voies ferrées, fluviales et aériennes ainsi que la faible pratique du respect de l’environnement.

Recommandations

L’OCLCAC note que, les résultats contenus dans la lettre de Mission du Ministère des Transports et Voies de communication (TVC) reprennent les 4 premières préoccupations des citoyens. Cependant, les actions proposées ne tiennent pas compte des besoins réels de la population. D’où, la nécessité de tenir compte des recommandations qu’elle formule, dans la lettre de mission 2017-2018.

On note entre autres recommandations : l’amélioration des conditions de mobilité de la population de 20% d’ici 2018 ; l’amélioration de 25 % de la sécurité de transport d’ici 2018 ; l’adaptation et la modernisation d’ici 2018 du cadre légal et règlementaire ; l’application à 30% de nouvelles normes de contrôle technique d’ici 2018 et ce, pour toutes les provinces et entités. La société civile tient non seulement à la réhabilitation de 25% des infrastructures routières existantes, mais aussi à l’augmentation des infrastructures des voies ferrées, fluviales et aériens. Aussi, pour la société civile, il faut une initiation de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement initiées 2018.

L’OLCA et ses partenaires ont suivi une approche pragmatique pour récolter les besoins réels de la population dans le secteur de transport. D’abord, ils ont examiné les discussions tenues lors des réunions du groupe thématique ; ont consulté les documents en rapport avec la planification nationale en matière de l’eau et de l’électricité ; discussions avec les communautés de base de rechercher les besoins communs à toutes les couches sociales se trouvant en milieu rural et urbain.

Ensuite, OLCAC a organisé un atelier sur l’analyse des données et un atelier de formulation des recommandations à prendre en compte lors de l’élaboration des lettres de Mission 2017-2018.

Besoins de la population 

Par ailleurs, les enquêtes menées par OLCAC démontrent clairement que l’ensemble de la population congolaise veut que les provinces soient reliées entre elles par route. Aussi, elles optent pour la construction de nouvelles routes et la réhabilitation de celles existantes selon les normes internationales. Le renforcement des entreprises de construction et d’entretien routier notamment, l’OVD, le FONER et l’Office des Routes fait aussi partie de leurs besoins majeurs. Par ailleurs, il y a aussi une nécessité de réglementer le transport des produits toxiques, inflammables et dangereux tels que l’alcool ou le chanvre. Enfin, assurer la sécurité des voyageurs et de leurs biens sur toutes les voies.

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