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Les ambassadeurs européens solidaires à propos des rumeurs d'expulsion de leur collègue de l'UE

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une

Les ambassadeurs des Etats de l'Union européenne accrédités à Kinshasa ont décidé d'être solidaires avec leurs collègues de l'Union européenne proposés à l'expulsion par un groupe informel de soutien au gouvernement congolais.

 

Bien que cela ne soit encore qu'au niveau de supputations, la menace de déclarer  persona non grata  certains ambassadeur de l'UE en RDC est prise très au sérieux et du coup s'il arrivait que cette décision soit adoptée par le gouvernement, des sources diplomatiques sont formelles: "tous feraient leurs bagages et quitteront Kinshasa en guise de solidarité". Jusque-là, aucune chancellerie ne confirme officiellement cette information, mais plusieurs diplomates contactés ne la démentent pas non plus, se contentant d'acquiescer que ce serait de "la vraie réciprocité" consacrée en diplomatie.

Une liste circule reprenant une dizaine de noms de diplomates accrédités à Kinshasa sur qui le gouvernement de la République démocratique du Congo compte exercer le principe de réciprocité tant vanté en diplomatie après des sanctions ciblées contre des responsables congolais. En temps normal, toute la nation se serait levée comme un seul homme pour barrer la route à cette mesure qui énerve les relations entre Etats qui sont régis par une Convention bien connue des spécialistes en diplomatie.

La liste qui reprend en majorité des noms des citoyens belges et quelques Italiens vise à diviser l'Union européenne. Mais des échos de Bruxelles et de quelques chancelleries à Kinshasa, il revient qu'elle serait directement suivie d'effets si pareille mesure arrivait à être prise. Tous les ambassadeurs européens quitteront volontairement leurs postes ouvrant la voie à une crise plus grave que celle qui se déroule actuellement.

C'est quand même curieux que les diplomates fassent passer le message alors qu'on est encore qu'au stade des rumeurs comme savent en créer les Kinois. Avec ces réactions, l'on comprend que la Communauté internationale est devenue extrêmement sensible sur tout ce qui vient de la République démocratique du Congo. Les autorités qui gèrent maladroitement le dossier de la fin de mandat, suivi du maintien du président Kabila à la tête du pays, sans rechercher un vrai consensus comme celui contenu dans l'accord du 31 décembre 2016, ont soulevé contre eux l'ensemble de cette communauté internationale. Tout semble désormais permis contre la RDC par la faute de ses dirigeants qui font une lecture erronée de la situation et des rapports de force.

A ce jour, la population congolaise est en phase avec tout discours qui va dans le sens de la concrétisation de l'alternance gravée dans la Constitution. La communauté internationale et l'opposition qui parlent ce langage obtiennent facilement l'adhésion des franges importantes de la population. Ce qui n'est pas certain avec ceux qui prêchent pour le statu quo, naviguant à contrecourant de l'histoire de la RDC.

L'impression qui se dégage est qu'il y a risque désormais de voir la population se montrer solidaire avec l'étranger plutôt qu'avec ses propres autorités qui lui ont imposé la répression brutale et l’ont privé de l'expression démocratique par la voie des urnes aux termes des dispositions constitutionnelles qui définissent clairement les mandats présidentiels.

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