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L’histoire du peuple Tshokwe contée dans le livre «Chilima »

Écrit par Bienvenu Ipan. Publié dans Culture

Dans ce livre de huit cents pages publié et défendu à l’Université de Gand, en Belgique, l’auteur explique comment les jeunes tshokwe sont préparés à affronter la vie.

L’écrivain Félix Kaputu vient d’enrichir les rayons des bibliothèques congolaises avec son livre intitulé « Chilima » sur le peuple tshokwe disséminé à travers plusieurs pays d’Afrique centrale et australe, à savoir l’Angola, la RDC, la Zambie, le Mozambique, le Zimbabwe et le Botswana. Il a également fait savoir que les Tshokwe de tous ces Etats partagent la même culture (rite traditionnel, mariage, chasse et autres).

L’auteur du livre a, par ailleurs, souligné que tout homme est un «Chilima» appelé à apprendre tout au long de sa vie. «Sur base de ce travail, M. Kaputu est invité au Brésil, où on parle des Brésiliens de souche tshokwe. Il semble que [le joueur] Pélé est un Tshokwe d’origine angolaise. Il va poursuivre ses recherches là-bas pendant deux ans», a souligné le président de la Mutuelle Tshokwe de la RDC, Lambert Kandala.

Le mot tshokwe est une forme simplifiée de Tutshokwe. On désigne ce peuple aussi par les noms de Badjok, Kiokos, Quiocos, Tchiboco, en tant qu’agriculteurs, chasseurs et pêcheurs établis dans une région de savanes de quelque 150.000 km2, au Nord-est de l’Angola, dans le Kasaï et dans l’extrême Sud-ouest de la RDC, à peu près entre 17° et 24° de longitude est et 6° et 15° de latitude Sud.

Avec les Tshokwe de quelques noyaux essaimés qui se sont formés surtout dans le Nord de la Zambie et le Sud-ouest de l’Angola, leur nombre s’élève à environ 600.000.  Sur ce total, 50 à 60.000 Tshokwe vivent dans l’ex-province du Katanga, principalement à Dilolo, Kasaï, Sandoa et Kafakumba. Les voisins immédiats des Tshokwe dans l’ex-province du Katanga sont des Luba, Lunda et Lwena, avec lesquels ils entretiennent des échanges culturels plus ou moins actifs.

Contrairement à ces voisins, les Tshokwe constituent un peuple bantou ethniquement jeune, au sein duquel un brassage s’est opéré entre les agriculteurs, une population originelle de chasseurs et une caste dirigeante qui, selon sa propre tradition, descendrait en droite ligne des dynasties de l’ancien royaume Luba-Lunda. Cette fusion répétée de groupes ethniques extrêmement différents est certainement à l’origine du grand pouvoir d’expression artistique des Tshokwe, qui s’est révélé  extraordinairement fécond pour l’ensemble du domaine culturel.Ce n’est qu’au début du siècle dernier que les Tshokwe, en compagnie des Lwena auxquels ils étaient étroitement apparentés, venant du Sud-est, pénétrèrent sur le territoire de l’empire Lunda de l’époque. Après leur victoire sur Lunda en 1885, ils se répandirent vers le Sud, le Sud-ouest et le Sud-est.

Au cours de cette expansion continue, ils provoquèrent des phénomènes d’adoption par  les peuples voisins, dans presque tous les secteurs de la culture matérielle et spirituelle.

De même, les Tshokwe s’assimilèrent des éléments empruntés aux cultures voisines. A la suite de ce processus naturel d’acculturation et en fonction du brassage de différentes ethnies  au sein du groupe des Tshokwe, on rencontre une multitude de formes d’expression musicale.

Chez les Tshokwe, la musique est comme partout en Afrique centrale, d’abord un événement collectif. Créée pour le groupe, elle est exécutée au sein du groupe et par lui.

Le tshi-tshokwe, langue bantoue, est caractérisée comme tel par le rôle de différenciation des tons. Actuellement, ceux-ci ne s’entendent plus que très faiblement.

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