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Kinshasa : Lancement public du projet sur la réduction de la vulnérabilité des adolescents au VIH

Écrit par Rich Ngapi. Publié dans Société

Les jeunes de la zone de santé de Kintambo se sont engagés, dans un show public au Stade Vélodrome, à mener la lutte contre les violences et le VIH/Sida.

Dans le cadre du lancement du projet «« Réduction de la vulnérabilité des adolescents et jeunes femmes aux violences et au VIH/Sida »,  le ministère de la Santé publique a réuni, le samedi 3 juin 2017 au Stade Vélodrome de Kintambo, les jeunes filles et garçons autour de cette thématique.

Au nom de l’autorité urbaine, c’est le bourgmestre de la commune de Kintambo, Bundu Tenge Litho, qui a ouvert la cérémonie. Il a conscientisé les adolescents, invitant surtout les jeunes femmes à dénoncer les abus et autres violences dont elles sont victimes dans leur milieu de vie et dans des écoles.

Visiblement, pour ce grand show public organisé avec l’appui du Fonds mondial, des adolescents, des jeunes élèves et étudiants ainsi que d’autres jeunes femmes, venus nombreux au Stade vélodrome,  ont mesuré la gravité de leur ignorance sur le danger qui les guette avec l’infection à VIH. À l’issue de cette journée, ils ont pu retenir un message d’interpellation fort : « Lève ta voix, engage-toi contre les violences et le VIH/Sida chez les adolescents et les jeunes femmes ».

L’un des moyens efficaces pour combattre et vaincre les violences et le VIH, c’est de dénoncer. Ainsi, un numéro vert, qu’ils doivent retenir par cœur, leur a été communiqué par  les associations SANRU et CORDAID, qui se chargent de la mise en œuvre de ce projet pilote. « En cas de violences, appelez au 472222 », a-t-on martelé tout au long de la cérémonie qui a connu la participation de plusieurs  artistes musiciens et comédiens.

Le médecin coordonnateur provincial de PNLS, Dr Ntangu Paul, a fait savoir que ce projet vise à réduire les violences basées sur le genre en milieu scolaire ; à améliorer les connaissances des adolescent(e)s et des jeunes femmes en matière de santé sexuelle et reproductive ainsi qu’en matière de leurs droits humains. Il vise également à améliorer l’accès des adolescents, des jeunes femmes et hommes, à des services de santé adaptés aux adolescents.

Dr Ntangu a indiqué qu’à ce jour, Kinshasa compte jusqu’à 415.000 personnes vivant avec le VIH. « L’infection au VIH reste l’un des problèmes de santé publique auxquels il faut faire face », a-t-il martelé.

Pour sa part, l’assistante aux questions de violences sexuelles basées sur le genre et communication, Mme Jeannette Kamuisi, a signifié que l’approche proposée par ce projet met l’accent sur la mobilisation communautaire et le changement des pratiques sociales pour diminuer les violences basées sur le genre et la vulnérabilité au VIH. « Il faut que les jeunes sachent que le VIH/Sida est bel et bien là, il est un danger qui les guette ; qu’ils dénoncent les auteurs de viols et surtout des harcèlements en milieu scolaire », a-t-elle souligné.

Mme Kamuisi a indiqué qu’à part la prise en charge médicale, il y a aussi la prise en charge psychologique et juridique. « Nous allons travailler avec les jeunes là où ils fréquentent le plus souvent, c’est-à-dire dans des écoles et les églises », a-t-elle insité.

Pour rappel, ce projet a été lancé, un jour auparavant, soit le vendredi 2 juin 2017 au Rotana l’Hôtel, dans la commune de Gombe, par le ministre de la Santé publique, Dr Doly Ilunga.

À cette occasion, le responsable VIH/RDC du Fonds mondial, Mme Bintou Touré, a indiqué que ce projet pilote, dont le coût global est évalué à 2,5 millions $US, sera développé dans deux provinces – Kinshasa et Kasaï Oriental – avec trois zones de santé chacune. Dans la ville de Kinshasa, il a démarré dans les zones de santé de Kintambo, Kalamu et Makala tandis qu’au Kasaï Oriental, on a sélectionné les zones de santé de Muya, Diulu et Nzaba. La sélection des provinces a été faite par rapport à la prévalence au VIH de femmes entre 15 et 24 ans, l’accès géographique et la présence des récipiendaires principaux ou d’autres donateurs.

Le projet « Réduction de la vulnérabilité des adolescents et jeunes femmes aux violences et au VIH/Sida » est exécuté avec l’appui du Fonds mondial. Sa mise en œuvre est assurée par les associations SANRU et CORDAID, sous le haut patronage du ministère de la Santé publique à travers le Programme national de lutte contre le Sida (PNLS). 

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