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Le gouvernement invité à prendre en compte l’adoption de la loi sur la parité

Écrit par Hervé Ntumba. Publié dans Société

La parité ne se concrétise que si tout le monde en fait son cheval de bataille. Pour cela, une association d’organisations de la Société civile  dénommée « Rien sans les femmes » a réfléchi sur les modalités d’applications des droits de la femme et de la parité, tout en formulant des recommandations issues de leur rapport.

Un mouvement dénommé « Rien sans les femmes » a organisé, hier mercredi 24 mai, une matinée de réflexion sur les modalités d’applications des droits de la femme et de la parité en République démocratique du Congo. C’était à l’ambassade de Suède, à Gombe.

L’objectif de ces échanges était non seulement de réfléchir sur la mise en œuvre de la loi sur la parité adoptée le 1er août 2015, mais aussi de présenter le rapport relatif à cette loi. Pour cela, les panelistes ont plaidé en faveur de la parité, tout en démontrant que cette dernière est une réponse au développement d’une nation dans son ensemble.

L’ambassadrice de Suède, Mme Maria Hakasson, a fait savoir que l’égalité des sexes constitue un développement durable, dans la mesure où elle assure la protection et les droits de chacun. Dans cette logique, la diplomate helvétique a précisé que « la parité n’est pas une question de la femme seulement, mais elle concerne la société dans son ensemble ».

À cet effet, la Suède a décidé de financer le projet « International alert », en vue de promouvoir la parité. Dans cette optique, la directrice du projet s’est dit convaincue que la parité constitue un facteur clé pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) car, a-t-elle précisé, elle vise à promouvoir les activités économiques et politiques. « Aujourd’hui, on se réjouit des résultats de la parité homme-femme en RDC, mais il reste beaucoup à faire », a-t-elle fait observer. 

De son côté, Mme Solange Lwashiga, porte-parole national du mouvement « Rien sans les femmes »,  a salué la volonté des partenaires financiers, notamment celle de la Suède pour sa contribution, avant d’expliquer le contexte de la naissance de leur organisation au mois d’avril.

Dans cet ordre d’idées, elle a expliqué que l’adoption de la loi relative à la parité connaît des avancées. Toutefois, il reste beaucoup à faire. Raison pour laquelle elle a déclaré que le mouvement « Rien sans les femmes » continue à mener des plaidoyers auprès du gouvernement pour que les femmes jouissent de leur droit.

Recommandations

Dans le rapport, les militants du mouvement « Rien sans les femmes » ont formulé au gouvernement des recommandations suivantes : réviser la loi électorale de manière à ce que la parité puisse être atteinte ; appliquer le plan d’action du gouvernement provincial, en tenant compte de la mise en œuvre de la parité et de la politique nationale comme qu’il se doit et allouer un budget conséquent pour le fonctionnement efficient des structures d’application de la loi.

Dans ce le même ordre d’idées, les panélistes ont invité les médias à accorder non seulement des espaces aux femmes en vue de s’exprimer sur des questions d’actualité, mais  surtout à créer des médias propres aux femmes. Cela, dans le but de faciliter une meilleure diffusion de message. 

Le rapport

Intitulé « De la parité de droit à la parité de fait », ce rapport a relevé quelques difficultés sur lesquelles se repose la concrétisation de la parité dans les instances de prise de décisions. Elles se déclinent autour de trois domaines : juridique, politique et sociétal.

Pour rappel, le mouvement « Rien sans les femmes » est issu de plusieurs organisations de la Société civile, en vue de mener des actions pour la promotion des droits de la femme. En outre, l’année 2015 a été marquée non seulement par la mise en place de nouvelles provinces, mais également par l’adoption de plusieurs textes déterminants un peu plus d’un an avant les élections programmées en décembre 2016.

Donc, ces textes pouvaient constituer des outils visant à favoriser l’égale représentation des femmes et des hommes en politique.

Sur le plan politique, la loi du 1er août 2015 apporte des réponses superficielles alors qu’elle aurait dû fournir les instruments permettant d’atteindre l’égalité homme-femme, souligne le rapport.  

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