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Les inégalités entre les sexes limitent les contributions des femmes dans l’exploitation minière artisanale

Écrit par Lucie Ngusi M.. Publié dans Société

La structure et la division du travail qui caractérisent le secteur de l’EMAPE désavantagent énormément les femmes, bien qu’elles constituent une part importante de la main-d’œuvre.

Les femmes sont un rouage essentiel de l’exploitation minière artisanale. Elles interviennent  dans le lavage, le broyage et le tamisage ; ainsi que dans le commerce des biens et services. Elles dépendent des revenus procurés par cette économie minière informelle pour soutenir leurs ménages. Pourtant, au niveau le plus fondamental, on fait souvent fi de la participation diverse et active des femmes dans le secteur artisanal ainsi que de la dimension sexospécifique de l’exploitation minière artisanale.

Une équipe de chercheurs, dirigée par l’Université de  Carleton et Partenariat Afrique-Canada, ont penché leur étude sur les moyens de subsistance des femmes dans l’exploitation minière artisanale et à petite échelle(EMAPE) des 3T (étain, tantale et tungstène) et de l’or en République démocratique du Congo, au Rwanda et en Ouganda. Cette étude s’est focalisée sur la dynamique dans deux sites miniers et dans leurs environs, dans chacun des pays afin de révéler la façon dont les inégalités entre les sexes limitent les contributions des femmes à titre d’actrices économiques et politiques dans le secteur minier artisanal. De plus, l’équipe a aussi examiné la façon dont les initiatives, les politiques ; les règlements et les lois omettent de reconnaître les inégalités entre les sexes au sein des collectivités minières, rendant les femmes encore plus vulnérables.

Les trois pays en sont à différentes étapes de la mise en œuvre de réformes qui ciblent l’intégration de l’égalité entre les hommes et les femmes  à l’exploitation minière artisanale. Ce qui permet d’établir des comparaisons à l’échelle de la région. Le texte qui suit présente un aperçu des défis que doivent relever les femmes dans le secteur minier artisanal, à la lumière d’une analyse préliminaire de 878 sondages, et de nombreuses entrevues et groupes de discussion.

À partir de ces constatations clés, l’équipe de recherche a formulé les recommandations à l’intention des responsables des politiques à l’échelle internationale et régionale, des initiatives multipartites et des bailleurs de fonds, pour améliorer les débouchés des femmes dans ce secteur.

D’après les constatations clés, la structure et la division du travail qui caractérisent le secteur de l’EMAPE désavantagent énormément les femmes, bien qu’elles constituent une part importante de la main-d’œuvre. Les normes, les croyances et les valeurs patriarcales empêchent la pleine participation des femmes à l’EMAPE, bien que de nombreuses femmes interrogées soient d’avis qu’il s’agit d’un bon emploi, et qu’elles cherchent à obtenir de meilleures conditions de travail et une formation plus poussée  dans le secteur.

Recommandations formulées

À l’issue de cette recherche, l’équipe  est arrivée à formuler des recommandations notamment : optimiser les possibilités de remettre en question les normes fondées sur le genre, les croyances et les valeurs patriarcales, collaborer avec les initiatives en place visant à favoriser l’autonomisation des femmes et à instaurer une plus grande égalité des sexes. L’équipe a recommandé également d’appuyer les efforts pour renforcer le leadership des femmes ; préconiser des politiques qui appuient la participation des femmes aux rôles de décision dans les structures de gouvernance de l’EMAPE, et appuyer la création d’association des femmes de ce secteur ; enfin, intégrer des politiques et des systèmes qui tiennent comptent des sexospécificités dans les structures de gouvernance de l’EMAPE, y compris les coopératives ou les entreprises.

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