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Sortie de crise en RDC : Washington se rapproche de Luanda

Écrit par Le Potentiel. Publié dans A la Une

C’est peut-être sur l’axe Washington et Luanda que pourrait bien se dénouer la crise politique dans laquelle s’enlise la RDC.

L’Angola vient d’être associé à une réunion stratégique tenue récemment dans la capitale américaine sur le cas spécifique de la RDC. C’est son ministre de la Défense, Joao Lourenço, qui a pris part à cette rencontre de haut rang au Pentagone à côté du secrétaire américain à la Défense, le général James Mattis. Président en exercice de la Cirgl, Luanda veut peser de tout son poids pour la stabilité de la région, ce qui passe par la consolidation de la démocratie.

Entre Luanda et Washington, c’est le parfait amour. Ceux qui pensaient que le président des États-Unis, Donald Trump, ne s’intéressait pas à l’Afrique, se sont trompés sur toute la ligne. Même si le nouveau locataire de la Maison blanche n’a pas encore désigné son « Monsieur Afrique », c’est-à-dire le sous-secrétaire d’État aux Affaires africaines, son administration a activé la diplomatie silencieuse pour nouer ou renouer de nouvelles alliances sur le continent noir. Et pour le cas particulier de la sous-région bouillonnante de l’Afrique, les États-Unis semblent avoir jeté leur dévolu sur l’Angola. De plus en plus, Washington multiplie des indices qui vont dans ce sens.

Tout récemment, l’Angola a été le seul pays africain associé à une réunion stratégique sur les Grands Lacs, coordonnée depuis le Pentagone, quartier général du ministère américain de la Défense. Côté américain, l’on a noté la présence remarquée du secrétaire à la Défense, James Mattis. Ce qui dénote l’importance que l’administration Trump a accordé à cette réunion. La délégation angolaise était conduite par son ministre à la Défense, Lourenço, dauphin du président José Eduardo dos Santos à la prochaine présidentielle. 

Un communiqué du ministère angolais des Affaires étrangères, relayé par Angop, agence de presse officielle de l’Angola, a indiqué que la réunion de Washington a été consacrée à l'analyse de la situation politique en RDC et au Burundi. Les participants ont discuté essentiellement, précise Angop, de la position que la Communauté internationale devrait prendre pour travailler avec un gouvernement postélectoral en RDC sur la gouvernance politique, économique et de sécurité.

Outre la présence de hauts gradés du Pentagone qui accompagnaient le secrétaire à la Défense James Mattis, la rencontre a connu la participation des envoyés spéciaux pour les Grands Lacs des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France, de l'Allemagne et de la Belgique. Des délégués des Pays-Bas, de la Suède, du Danemark, des Nations unies, de l'Union européenne, de l'Union africaine et de l'Organisation internationale de la Francophonie s’étaient également joints à cette réunion.

 Quant au Burundi, le Groupe international de contact sur les Grands Lacs analyse la possibilité d'impliquer la Communauté internationale au dialogue entre les Burundais.

2017 de tous les enjeux en RDC

Dans sa nouvelle politique africaine, Washington a donc décidé de s’appuyer sur l’Angola en ce qui concerne particulièrement la région des Grands Lacs. Dans la capitale américaine, un protocole d’accord a été signé entre le Pentagone et le ministère angolais de la Défense. Pour Washington, il s’agit d’aider l’Angola, compte tenu de son poids militaire et économique dans la région des Grands Lacs, à remettre de l’ordre dans cette partie troublée de l’Afrique

Deux pays sont concernés, la RDC et le Burundi. À Washington, Luanda a eu des directives précises, transmises au nom de l’administration Trump par le secrétaire à la Défense, James Mattis.

À Luanda, on s’en réjouit. Le fait pour les États-Unis de se référer à ses services pour assainir la région des Grands Lacs est une marque de sympathie que Luanda ne voudrait donc pas ni rater ni gâcher. Ce qu’a d’ailleurs rappelé le ministre angolais de la Défense en marge de la signature dudit protocole.

Dans son allocution de circonstance, prononcée en portugais dont une transcription nous est parvenue en anglais, Joao Lourenço a indiqué que le président José Eduardo dos Santos était « très heureux » de la signature de ce protocole qui scelle un nouveau partenariat militaire entre les États-Unis et l’Angola. Luanda est bien conscient des enjeux en présence. « C'est parce que nous voyons plus loin - nous voyons cette coopération avec les États-Unis comme un engagement très sérieux », a fait remarquer le ministre angolais de la Défense.

Tout en rappelant la position stratégique de l’Angola, situé à cheval entre l’Afrique centrale et l’Afrique australe, le ministre angolais de la Défense a relevé que son pays est « très engagé à essayer d'aider les pays des Grands Lacs  à retrouver la paix durable, en particulier en République centrafricaine, mais aussi en RDC et au Burundi ».

Président en exercice de la Cirgl, l’Angola promet de remettre de l’ordre dans la région des Grands Lacs. « En décembre de cette année (Ndlr : 2017), nous jouerons notre rôle final à essayer de trouver une paix durable dans tous ces pays », a déclaré Joao Lourenço depuis Le Pentagone, assis à côté de tous les bonzes de l’armée américaine. C’est tout un message. Et de poursuivre : « Nous nous sommes engagés à ça et nous croyons qu’avec le partenariat des États-Unis, nous serons plus capable de tenter de trouver une paix durable dans la région des Grands Lacs et aussi dans la région de l'Afrique centrale ».

 

Autant dire qu’à l’exemple du Sénégal qui a pesé de tout son poids de l’ordre en Gambie a inspiré d’autres pays du continent. Et en Afrique centrale, l’Angola s’est lancé dans l’arène pour ramener tous les Etats de la région sur le droit chemin. Dans cette nouvelle ambition, Luanda peut compter sur un allié de taille, les Etats-Unis de Donald Trump. 

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