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Investiture de Bruno Tshibala : controverse dans la classe politique

Écrit par LP. Publié dans A la Une

L’investiture du Premier ministre Bruno Tshibala a profondément divisé la classe politique. Entre la Majorités présidentielle qui fait semblant d’apportent son appui à ce dissident du Rassemblement et l’Opposition qui lui tourne pratiquement le dos, Bruno Tshibala entame son mandant dans un climat politique très tendu.

 

Jacques Djoli(MLC/Opposition) : « Je ne sais pas honnêtement s’il faut appeler ça un programme. Parce que pour parler du programme, il faut aller au-delà de ce catalogue des bonnes intentions ou de réflexions spéculatives sans fondement concret. Je n’ai pas vu une ambition, une vision des actions et vecteurs pour atteindre cette vision. Les outils et les moyens, aucun chiffre ni chronogramme n’est décliné. On nage dans l’illusion si pas dans la désillusion. Sur le plan spécifique notamment des élections, l’élément critique de notre crise est la rupture de confiance et du consensus au sein de la classe politique. Ce gouvernement étant l’expression de cette rupture c'est-à-dire la violation de l’accord qui nous en porte à faux à la fois au plan interne et au plan externe. Ce programme n’a aucun soubassement matériel. Sur le plan économique on ne voit pas quels sont les outils et autres qui sous-tendent ce chapelet de bonnes intentions. Alors, renvoyez tout au budget semble être une fuite en avance ou une simple esquive et le gouvernement aurait pu dire ce qu’il a trouvé dans les caisses de l’Etat ; quels sont les axes qui vont permettre de rétablir les équilibres etc.

Au plan électoral, le gouvernement de la remise en cause de mode de scrutin. J’espère qu’on ne va pas ouvrir une boite de pandore. Faute de consensus politique global, il sera possible de trouver un consensus politique au niveau électoral. Car le double déficit et politique et électoral pourront être des amplificateurs de la crise déjà profonde ».

Pierre Ngandu(MP) : « Le Premier ministre Tshibala nommé sur base de l’Accord de  la Saint sylvestre a été investi par le gouvernement conformément à la Constitution. Cette investiture consiste l’approbation par l’Assemblée nationale du programme d’action du gouvernement. Ce programme considéré comme l’expression chiffrée, est décliné sur trois axes qui sont : l’organisation des élections ; l’amélioration du  vécu quotidien de la population  ainsi que la réduction de l’insécurité à travers l’ensemble de la République. Les chances de réussite pour ce programme d’action sont réelles parce que le gouvernement qui est l’acteur principal est composé de la Majorité et de l’Opposition. Nous pensons qu’avec la présence de l’Opposition, la qualité de la gestion de la chose publique sera améliorée. La détermination de l’Assemblée nationale à œuvrer avec le gouvernement à travers le vote du budget est un grand atout. Depuis le début de cette année l’Etat fonctionne sans budget. L’autorité budgétaire qui est le Parlement va aider le gouvernement à mobiliser suffisamment des ressources pour pouvoir atteindre ses objectifs. Cette mobilisation des ressources devra s’accompagner d’une lutte acharnée contre le coulage des recettes, mais aussi de l’amélioration de la qualité de  dépenses publiques.  Ces trois éléments pris en compte de manière sérieuse à travers l’analyse et le vote du budget de l’Etat. Le Parlement aidant, la présence de l’Opposition aussi, nous sommes assurés que ce programme a beaucoup de chances de réussir pour nous conduire aux élections libres et paisibles ».

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