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Mauvaise augure

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une

La République démocratique du Congo passe un sale temps qui suscite des interrogations multiples. Que se passe-t-il au juste ? Comment identifier les problèmes ? Et les solutions durables, d’où viendront-elles ? D’aucuns pensent qu’en répondant correctement à ces questions, les gouvernants peuvent bien orienter le lendemain des Congolais.

 

Comment expliquer qu’une prison centrale, la forteresse la plus sécurisée du pays, soit attaquée par un groupe d’individus, organisé soit-il ? A quel niveau de commandement le problème s’est-il posé ? Franchement, les Congolais ont difficile à croire à ce que d’aucuns qualifient de « scénario mal conçu ».

Si le verrou du Centre pénitentiaire de Makala,  arrive à sauter du fait d’un petit groupe d’individus, il y a de quoi s’inquiéter pour la sécurité des citoyens et du pays.

Hélas ! Des individus qui prennent le temps de passer toutes les barrières de la prison jusqu’à casser les entrées de différents pavillons sans être inquiétés par des renforts militaires, alors que le camp colonel Kokolo se trouve à moins de 5 kilomètres de la forteresse saccagée, dépasse tout entendement. Des responsabilités doivent être établies.

Déjà, il faut épingler que pour des raisons purement stratégiques, une prison centrale ne peut être construite en pleine ville. Ne serait-ce que pour des raisons de sécurité, une prison centrale doit se retrouver à plusieurs dizaines de kilomètres de la ville, sinon dans la périphérie. Des spécialistes ajoutent qu’en cas d’évasion – dans l’hypothèse où la prison était construite loin de la ville – les évadés auraient de la peine à retrouver de domicile de refuge sans que les forces de sécurités s’en aperçoivent. Dans des pays normaux, des démissions devaient pleuvoir au lendemain de cette évasion spectaculaire signalée  à la prison de Makala.

Malheureusement, en RDC, le mot « démission » ne préoccupe guère les gouvernants. Ils préfèrent faire des déclarations dans les médias, avançant parfois des arguments incohérents, pour montrer au chef qu’ils travaillent.  

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