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Les pratiquants des arts martiaux s’organisent au sein de la DAMA

Écrit par Bienvenu Ipan. Publié dans Sports

Plus rien ne sera comme avant chez les pratiquants des arts martiaux de la République démocratique du Congo et alliés. Ils disent « en avoir marre de la marginalisation dont ils sont victimes de la part du gouvernement congolais, en général, et du Comité olympique congolais (COC), en particulier ». Raison pour laquelle ils se sont affiliés au sein de l’Asbl dénommée «Dynamique des arts martiaux et alliés » (DAMA).

 

 

Le dimanche 14 mai 2017, ils ont rendu publics les objectifs poursuivis à travers ce cadre de réflexion et d’échange initié par Me Wolf Devis Rodrigue Masuama Ndangi, président de la Fédération congolaise des combats libres (FCCL) dit Arts martiaux mixtes (MMA). Il était accompagné de Me Massamba et du grand Me Kinfuta, respectivement secrétaire général de la discipline sportive « Boxe de Pharaon » et pionnier du «Tae-kwon-do » en RDC.

Selon Me Wolf Devis, l’un des initiateurs, la Dama poursuit trois objectifs, à savoir défendre les intérêts des pratiquants des arts martiaux et de leurs alliées ; dénoncer et lutter contre les antivaleurs au sein de cette structure ; développer les liens de collaboration entre pratiquants des arts martiaux et alliés.

Évoquant le premier objectif, il a déploré le fait que le gouvernement et le Comité olympique congolais ne s’occupent que de quatre disciplines (le Football, le Tae-kwon-do, le Cyclisme et le Hand-ball) sur plus de soixante que compte la RDC. Alors que les pratiquants des arts martiaux sont marginalisés, abandonnés à leur triste sort. Pour preuve, ces derniers éprouvent beaucoup de difficultés pour leur fonctionnement. Ce, tant sur le plan administratif que financier. 

S’impliquer et s’engager

« Le gouvernement ne nous vient pas en aide. Nous en avons marre de vendre nos parcelles et nos véhicules pour faire fonctionner nos fédérations ; nous ne bénéficions pas des avantages sociaux que procure le Comité olympique international (COI). C’est le cas du fonds débloqué pour la formation de différentes disciplines sportives en RDC, les séminaires de formation organisés à notre attention. Par ailleurs, faute d’agrément, le COC ne veut pas reconnaître notre existence (…) », a déploré l’un des initiateurs de la Dama qui parle de la « mauvaise foi ».

Quant au deuxième objectif, Me Wolf Devis a dénoncé le dédoublage des Fédérations sportives que le gouvernement favorise en les agréant « peut-être par ignorance ». Il a, notamment, cité le cas de la Fédération congolaise de Karaté qui s’est vue dédoublée par la Fédération congolaise de Sho-to- kan. En plus, Me Devis Masuama a déploré le fait que la plupart de pratiquants des arts martiaux sont devenus des bandits de grand chemin communément appelés « kuluna », faute d’encadrement. Ce qui, selon lui, est la conséquence de cette marginalisation dont ils sont victimes. « Voilà pourquoi la Dama se veut le parent des pratiquants des arts martiaux », a déclaré le co-initiateur de la Dama.

Saluant l’initiative, le président Beya wa Kabenga de la Fédération de Tirs à l’arc a encouragé les uns et les autres à s’impliquer et s’engager personnellement pour atteindre les objectifs qu’ils se sont assignés. Se disant « disposé à accompagner la Dama dans sa lutte noble », le président honoraire du COC a émis le vœu de voir l’Asbl dépasser les frontières des arts martiaux pour s’étendre au niveau de toutes les disciplines sportives. Le député honoraire qui est également le président d’honneur de la Dama a dénoncé l’exclusion non justifiée par l’actuel COC des disciplines qu’il avait agréées sous son règne, notamment le combat libre, le Kick boxing, le Savat (la boxe française).

 

Le président de la Fédération congolaise de rugby, Herman Mbonyo, a appelé les membres de la Dama à cultiver l’amour entre eux pour réussir ce combat. Il a aussi proposé la tenue à Kinshasa d’un festival des arts martiaux qui marquerait l’existence de cette structure.

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