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Gouvernement et CNSA: Institutions transitoires des débauchés

Écrit par Le Potentiel. Publié dans A la Une

Sur instruction du chef de l’État, les parties prenantes à l’Accord du 31 décembre 2016, à l’exception du vrai Rassemblement de l’Opposition conduit par Pierre Lumbi et Félix Tshisekedi, apprêtent déjà les listes de leurs délégués au CNSA. Comme avec le gouvernement Samy Badibanga ou Bruno Tshibala, Joseph Kabila composera avec du menu fretin. Au finish, les institutions de la transition seront, en violation de l’accord de la Saint Sylvestre, animées par des débauchés de l’Opposition.

Après une fin d’année 2016 très difficile, le chef de l’État semble avoir récupéré la situation. Apparemment pas disposé à adhérer à la logique de l’Accord signé le 31 décembre sous l’égide de la Cénco, Joseph Kabila a mis des peaux de bananes sur le chemin des évêques, rendant pratiquement impossible la réalisation de leur médiation. Il a tellement  poussé la Cénco à la corde qu’il a finalement obligé les évêques à jeter l’éponge. Le scenario était écrit d’avance par les stratèges de la Majorité présidentielle (MP).

De ce duel, Kabila en est sorti gagnant. Le spectre du 19 décembre 2016 ayant été estompé par la vague du dialogue du Centre interdiocésain, le chef de l’Etat s’est donc offert, en 2017, une voie royale pour battre la mesure  - à sa guise bien sûr. La mort tragique d’Étienne Tshisekedi, leader du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, le 1er février 2017 à Bruxelles, a été une aubaine pour l’autorité morale de la MP. Tout lui était ainsi permis, tant sa principale menace, Étienne Tshisekedi, était hors de la course.

C’est avec la nomination de Samy Badibanga au poste de Premier ministre en décembre 2016 que Joseph Kabila a lancé son premier ballon d’essai. Dans un premier temps, il a réussi à entrainer derrière lui certains acteurs politiques de la vraie Opposition, hormis ceux qui s’étaient offerts à lui en marge du Dialogue de la cité de l’Union africaine. Mais, la dynamique de l’Accord du 31 décembre 2016 a fini par rattraper le chef de l’État. Face à l’intransigeance du Rassemblement incarné désormais par le duo Félix Tshisekedi et Pierre Lumbi, Joseph Kabila a également trouvé le raccourci en parachutant au poste de Premier ministre Bruno Tshibala, un autre dissident de l’Udps, par ailleurs exclu du Rassemblement.

C’est dire que depuis le départ de Matata Ponyo de la Primature, Joseph Kabila ne fait qu’avec des débauchés. Il en a été ainsi avec Samy Badibanga. Bruno Tshibala est passé aussi par la même voie. Entre Samy Badibanga et Bruno Tshibala, la Primature est devenu une affaire de calcul politique orienté vers le seul objectif de fragiliser l’Udps et le Rassemblement. L’efficacité dans l’action gouvernementale est reléguée au second plan.

Dans un gouvernement dirigé par un débauché, la conséquence logique est que les membres de l’équipe gouvernementale ont été autant pour Samy Badibanga que pour Bruno Tshibala cooptés sur la même base. Tous débauchés. C’est la triste réalité qu’offrent aujourd’hui les deux gouvernements qui ont succédé à Matata Ponyo Mapon. C’est un assemblage de gens sans base politique réelle, honnis de leurs partis ou plate-forces politiques et en quête de survie pour juste rassurer leurs arriérés.

C’est malheureusement avec des gens qui brillent par une instabilité politique légendaire que la MP a décidé de collaborer. C’est sans doute sur les acteurs politiques de même acabit que l’autorité morale compte miser pour configurer le CNSA.

La stratégie du naufragé

Ayant perdu toute légitimité, la MP cherche par tous les moyens à prolonger le bail de son autorité morale à la tête de l’État. Le dialogue de la cité de l’Union africaine, suivi de celui parrainé par la Cénco s’inscrivaient dans ce sens. Malheureusement, dans ces deux forums, la MP n’a pas pu obtenir de garanties nécessaires pour protéger son autorité morale. La menace du 19 décembre 2016 ayant été dissipée, la MP tente de récupérer du poil de la bête. Pour y parvenir, elle opté pour l’émiettement de la vraie opposition. Ce qui explique le débauchage à grande échelle qui s’observe depuis.

L’initiative a été lancée dès le dialogue de la cité de l’Union africaine. Des pseudos opposants tels que Vital Kamerhe de l’UNC, José Makila de l’ATD, Jean-Lucien Bussa de CDER et bien d’autres se sont ainsi jetés dans les filets de la MP. Comme prix de la trahison, ils ont, à titre personnel ou par leurs délégués, rejoint le gouvernement Badibanga. Avec Bruno Tshibala, d’autres transfuges du Rassemblement ont complété le décor, allongeant davantage la liste de débauchés.

À tout prendre, les institutions de la transition, taillées sur la mesure de la MP, ne seront faites que de débauchés. Le CNSA ne devrait donc pas déroger à la règle. Dans la course à cette structure de surveillance de la transition dont la MP tient une fois de plus à avoir le contrôle, c’est encore et toujours dans les rangs de l’Opposition que la MP envisage d’aller piocher. Des noms circulent déjà sous le manteau. On parle de plus en plus de Joseph Olenghankoy, tête d’affiche de frondeurs du Rassemblement, de Vital Kamerhe, chef de file de l’Opposition signataire de l’accord de la cité de l’UA et du MLC Fidèle Babala pour le compte du Front pour le respect de la Constitution, plate-forme signataire de l’arrangement particulier du Palais du peuple. Dans ce mariage contre nature, il ne faut pas espérer l’implication du Rassemblement qui attend toujours de Joseph Kabila qu’il revienne à ce qui a été convenu dans l’Accord du 31 décembre 2016.

 

Seulement voilà. La ligne dure adoptée par la MP fera que, contrairement au compromis politique du centre interdiocésain obtenu sous la médiation de la Cenco, les institutions  de la transition ne seront animées que par des débauchés pêchés au sein de la vraie opposition. Par conséquent, les perspectives d paix s’éloignent de même que la concrétisation du processus électoral, lequel est perturbé par une insécurité savamment entretenue sur une majeure partie du territoire national. 

Commentaires   

0 #1 Masala 20-05-2017 14:00
Ce qui est sur!!!
Kabila doit partir et c'est sûr qu'il partira!
Nous continuons a prester haut, est le peuple vaincra!!!

Et, le peuple va se libérer!
Nous allons nous prendre en charge.

Jean Marc Masala Luscom
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