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Santé : apport des scientifiques chinois dans la lutte contre le paludisme en Afrique

Écrit par Cyprien Kapuku. Depuis Beijing/ Chine. Publié dans Afrique

Le continent africain est le coin du monde le plus touché par le paludisme. Environ 80% des cas de cette maladie sont recensés en Afrique. Si bien que dans sa lutte contre le paludisme, l’Afrique peut compter sur l’expertise des scientifiques chinois qui ont su basculer les Îles Comores du statut de région fortement endémique à celui d’une région à faible endémie, grâce à la stratégie dite « FEMSE ».

 

Contrairement à l’idée qui consiste à croire que la coopération sino-africaine ne se limite qu’aux échanges commerciaux et à la construction des infrastructures, ce qui n’est pas mauvais, la Chine s’emploie aussi dans l’éradication des plusieurs maladies dont souffre la population africaine. Notamment le paludisme.

C’est le cheval de bataille de l’université de la médecine chinoise de Guangzhou (UMCG). Cette institution de recherche a su développer le produit Artequick, un médicament efficace contre le paludisme qui a fait ses preuves au Cambodge et aux Îles Comores, a affirmé Jianping Song, l’un des enseignants chercheurs de cette Université qui s’exprimait au cours d’un échange avec la presse africaine.

Succès de FEMSE

Aux Comores, les scientifiques chinois se sont amenés avec une stratégie bien particulière, FEMSE ( Fast elimination of malaria by source eradication), une méthode qui consiste aux traitements de masse par le moyen des combinaisons thérapeutique à base d’Artémisinine( CTA).

Une nouveauté dont se félicite le Dr Jianping, affirmant que la mise en œuvre de FEMSE aux Îles Comores a connu des succès retentissants. « Sur une courte période, les Îles Comores sont passées de région fortement endémique à une région à faible endémie », a-t-il déclaré. Si les Comores ont été les zones pilotes de lutte contre le paludisme, les scientifiques chinois se disent prêts à faire profiter leur expérience à d’autres pays de l’Afrique.

Aussi, ce docteur a laissée entendre que les scientifiques de l’UMCG sont également impliqués dans les recherches sur une probable découverte de vaccin antipaludéen. Un gain économique Si la stratégie FEMSE a été un succès sur le plan thérapeutique, elle ne l’aura pas été moins sur le plan économique.

Au moment de la mise en œuvre de ce projet en 2013, le vice-président des Comores, Fouad Mohadji, déclarait « le projet FEMSE permettra aux Comores d’économiser 11 millions de dollars par an en coûts directs et indirects.

Au Sommet Chine-Afrique qui s’est tenu en 2015 à Johannesburg, la santé a figuré parmi les 10 axes prioritaires de la coopération sino-africaine devant assurer le développement de l’Afrique au cours de prochaines années. Ce Sommet, rappelle-t-on a eu le mérite d’apporter des changements majeurs dans la ligne de coopération sino-africaine, désormais basée sur le principe de la coopération « gagnant-gagnant ».

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