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La MP sur la ligne de mire : de nouvelles sanctions européennes vont tomber

Écrit par LP le . Publié dans Online Dépêches

Réuni en mars dernier à Bruxelles, le Conseil européenne des Affaires étrangères avait menacé d’élargir la liste de personnalités congolaises visées par des sanctions de l’Union européenne. Avec l’enlisement de l’Accord du 31 décembre 2016, l’UE menace de passer à l’acte.

Des sources sont formelles. De nouvelles sanctions européennes visent toutes les personnes qui torpillent le processus électoral en cours, pillent les ressources financières de la RDC à travers des opérations de prédation dénoncées par des médias. Des noms circulent, mais il serait hasardeux de les citer. Mais jusque-là, ce sont des responsables de la Majorité présidentielle (MP) qui sont concernés.

Pour les Européens, le pays connaît des difficultés à cause de la crise entretenue par ceux qui tiennent les commandes du pouvoir. Il est donc inadmissible, soutient Bruxelles, que ces mêmes personnalités se pavanent impunément dans leurs pays et ailleurs, notamment en Occident sans qu’elles ne soient inquiétées. C’est le sens des sanctions qui devraient tomber, sauf imprévu le 15 mai 2017.

A Kinshasa, l’Association africaine des droits de l’Homme (Asadho) a appelé, hier jeudi, la communauté internationale à intensifier des sanctions contre ceux qui torpillent la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre 2016. « L’ASADHO recommande à l’Union européenne de prendre des sanctions ciblées contre les acteurs politiques qui obstruent la mise en œuvre de l’Accord politique et l’arrangement particulier conformément aux conclusions du Conseil de l’UE rendues publiques au mois de mars 2017 », a indiqué dans un communiqué de presse cette ONG de défense des droits de l’Homme.

Tout en dénonçant la nomination de Bruno Tshibala, contrairement aux prescrits de l’Accord du 31 décembre 2016, l’ASADHO a fait observer que la signature de l’arrangement particulier sous la direction des présidents de deux Chambres du Parlement est la preuve des « manœuvres dilatoires quant à la mise en œuvre effective de l’Accord du 31 décembre  2016».

De ce point de vue, l’ASADHO note que « cela ne met pas fin à la crise politique ».

Réunis le 6 mars 2017 à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont renouvelé leur inquiétude au sujet de la situation en RDC. Dans le rapport sur les conclusions du Conseil sur la RDC, l’UE a rappelé que ni la disparition du leader historique Etienne Tshisekedi, ni la situation sécuritaire précaire du pays ne doivent servir de prétexte pour retarder l’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre.

L’UE avait déjà adressé des sanctions le 12 décembre 2016. Ces mesures nominatives avaient alors frappé sept dignitaires de l’appareil sécuritaire congolais. Elles prévoyaient l’interdiction de voyager ainsi que le gel de leurs avoirs dans l’Union. Elle avait alors précisé que de nouvelles sanctions pourraient être envisagées en cas d’obstruction du processus démocratique ou de nouvelles violences.

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