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Fête sans travail

Écrit par Le Potentiel. Publié dans A la Une

Le monde, dans son ensemble, a célébré, hier 1er mai, comme chaque année, la fête du travail. La RDC croule sous le poids du chômage chronique de sa jeunesse et pèche par la non-amélioration de la situation des travailleurs et de leurs conditions socioprofessionnelles. D’ailleurs, depuis plusieurs décennies, cette fête du travail n’a été qu’une façon de se moquer de la masse laborieuse qui voit son pouvoir d’achat s’étioler chaque jour.

Tous les gouvernements qui se sont succédé, se sont toujours illustrés par des chapelets d’intentions souvent démagogiques. Objectif : continuer à bercer le peuple, en général, et les travailleurs, en particulier. Cela par des mots savamment étudiés pour, sans aucun doute, pérenniser la situation de chômeurs et d’autres Congolais en quête d’emploi, n’ayant jamais travaillé.

Dans le public comme dans le privé, les travailleurs  broient la misère noire avec un salaire honteusement indécent et loin du minimum vital, malgré la bancarisation de leur paie en ce qui concerne les fonctionnaires et agents de l’État.

Le travailleur congolais mène sa vie dans des conditions précaires au regard du coût de la vie. Son revenu ne répond plus à ses besoins. La situation de ce laissé-pour-compte ne répond pas à la situation économique et financière d’aujourd’hui. L’inflation galopante, résultante de la dégringolade du franc congolais par rapport à la devise américaine, a fortement amenuisé le contenu du panier de la ménagère. Ajouter à cela les conséquences de cette situation qui a des répercussions négatives sur le social.

En effet, les salaires indécents, payés ou non – les grèves et autres arrêts de travail monnaie courante ces derniers temps – sont loin de contribuer à nouer les deux bouts du mois. Ce qui fait que se nourrir, se vêtir, se faire soigner, payer les factures d’eau et d’électricité, scolariser les enfants, pour ne citer que ces besoins vitaux, relèvent du parcours du combattant. Et le social à améliorer dont se targue le gouvernement, dans un laps de temps, relativement court de 7 mois, relèverait d’un miracle que seul Dieu peut opérer. Dans cet intervalle de temps, cette amélioration du social est un leurre.    

 

En dehors du tralala sur le boulevard Triomphal, pour une fête, sans travail, qui n’est que de nom, le gouvernement devrait toujours faire de la revalorisation des conditions de travail et du paiement des salaires décents son cheval de bataille. Car les  revendications des travailleurs sont justes et légitimes.

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