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Tracasseries à Mweka : l’administrateur du territoire « pointé du doigt »

Écrit par Wamutshimbayi . Publié dans A la Une

Les notables de Mweka saluent le déploiement des troupes loyalistes dans leur territoire. Cependant, ils déplorent des tracasseries observées il y a peu. Une situation qui, selon eux, serait entretenue par l’autorité administrative.

 

Depuis quelque temps, la population civile de Mweka, dans la province du Kasaï, est victime des tracasseries de tous genres, notamment l’intolérance politique et les arrestations arbitraires. Préoccupés, des notables et membres de la Société civile condamnent, avec la dernière énergie, cette situation qui risque de plonger le territoire dans une insécurité aux conséquences néfastes.

Dans une déclaration à la presse, ils indiquent que la situation qui prévaut actuellement à Mweka est entretenue par l’administrateur du territoire, Jean Shesh, «endoctriné par un politique du coin en mal de repositionnement». Au moment où le gouvernement central cherche à pacifier tous les coins et recoins de la République, en l’occurrence les provinces du Kasaï et Kasaï Central, certaines personnes se plaisent à attiser le feu.

Le phénomène Kamuina N’sapu et son cortège des malheurs auKasaï Central devrait servir de leçon à toutes les filles et à tous les fils de cette partie du territoire national. Les dégâts matériels et humains importants causés par les miliciens de ce chef traditionnel doivent interpeller tout le monde.

Dans le souci de rétablir l’autorité de l’Etat dans ces provinces, le ministre de l’Intérieur, Ramazani Shadari, a mené une mission de pacification qui a produit des résultats satisfaisants. Un travail qui ne doit pas être saboté par des tiers. Bien au contraire, il mérite d’être soutenu par tous afin de ramener la paix et la sécurité dans le Grand Kasaï.

C’est pourquoi la population du Grand Kasaï en général, et celle du territoire de Mweka en particulier, invite tout le monde à l’unité. C’est de cette manière que l’on peut envisager des projets de reconstruction du Kasaï qui accuse un retard criant sur le plan de développement par rapport aux autres provinces de la RDC.

 

Cas enregistrés

S’agissant des cas de tracasseries enregistrés à Mweka ces derniers jours, l’on peut citer, entre autres, l’arrestation «arbitraire» de Donatien Mbuabua, un retraité de la SNCC, au motif que ce dernier a refusé de vendre son immeuble à l’AT, dont ils partagent le mur mitoyen, rapporte la source. Avant de noter que cet homme de troisième âge a été déshabillé et copieusement tabassé par des militaires dans la résidence de l’AT.  

Comme si cela ne suffisait pas, l’autorité administrative a également fait arrêter et torturer le responsable du Programme élargi de vaccination (PEV), Hondo Woto, pour des raisons d’intolérance politique. Ce, avant d’infliger des tortures de nature xénophobe à un certain Benoît, représentant de la communauté tetela vivant à Mweka. Son malheur, lui et sa base, c’est le refus d’adhérer à la dynamique pour le soutien d’un homme politique, originaire de ce territoire.

Face à cette insécurité entretenue, la population exprime un vœu, celui de voir les militaires envoyés à Mweka s’occuper de la protection des civils, au lieu d’être à la solde de l’autorité locale.     

 

Dans le même registre, les habitants de cette partie de la province du Kasaï s’insurgent contre l’implication de militaires dans les différents litiges opposant les civils. Une situation qui a poussé certaines personnes à se déplacer vers d’autres localités.  

Une autre situation, et non des moindres, que déplorent les habitants de Mweka, c’est l’érection des barrières dans le village. Le passage de chacune d’entre elles est conditionné par le paiement de 5 000 Fc. Ce qui n’est pas le cas sur le tronçon  Kakenge-et Mpembeangu où aucune barrière n’est érigée, rapporte notre source.

Ce tableau sombre entrave l’engagement du chef de l’Etat et de son gouvernement déterminés à pacifier tous les coins et recoins de la République. Surtout, en ce moment où la Céni a déjà lancé l’opération d’enrôlement des électeurs, en vue de la tenue des élections générales.

 

Pour pallier ce problème et permettre aux filles et fils de Mweka de vaquer paisiblement à leurs occupations, l’implication du gouvernement central et plus qu’indispensable. Ne dit-on pas : «Il n’y a pas de développement sans paix». Pour gagner un tel pari, l’apport de tous est indispensable. 

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