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Priorité de Bruno Tshibala : débaucher dans le Rassemblement

Écrit par Le Potentiel. Publié dans A la Une

Pourquoi, deux semaines après sa nomination ,Bruno Tshibala n’arrive pas à boucler définitivement la liste de son gouvernement ? La raison est bien simple : la MP lui a confié une mission, à savoir, débaucher dans le Rassemblement afin de donner un semblant d’inclusivité à son équipe. Mais, la mission s’avère impossible au regard de l’incorruptibilité de grosses légumes de l’opposition que conduit le tandem Félix Tshisekedi et Pierre Lumbi.

Le 7 avril 2017, contre toute attente, le chef de l’Etat, Joseph Kabila, plaçait aux commandes du gouvernement Bruno Tshibala, ancien proche d’Etienne Tshisekedi qui venait d’être exclu quelques jours auparavant de l’Udps (Union pour la démocratie et le progrès social). Quoique prévisible, après la fronde menée par Joseph Olenghankoy au sein du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, la nomination de Bruno Tshibala a été commentée dans tous les sens.

Mais, le plus évident est que sa nomination est le fait d’un calcul politiquement mûri au sein de la Majorité présidentielle. Car, entre Samy Badibanga et Bruno Tshibala, il n’y a pas, à tout prendre, de différences majeures. Les deux sont sortis d’un même moule  et ont été nommés au poste de Premier ministre, après avoir été bannis de leur parti et du Rassemblement.

Après 105 jours passés à la Primature, Samy Badibanga n’a pas su mieux faire sinon orner juste le jardin des Premiers ministres de son buste qui trône désormais à côté de celui de Patrice-Emery Lumumba, premier Premier ministre de la RDC.

Tshibala dans l’embarras

Bruno Tshibala est en difficulté. Ça se ressent déjà. Après avoir bouclé, jeudi 13 avril à la Cité de l’Union africaine ses consultations, Bruno Tshibala se trouve dans l’incapacité de présenter une liste définitive de son gouvernement. D’un côté, il doit se plier aux exigences de la MP qui s’est adjugé de tous les ministères régaliens, notamment les Affaires étrangères, la Défense, l’Intérieur de même que la Justice et les Finances. Quant aux autres postes ministériels, Tshibala n’a pas non plus les mains libres dans la mesure où il doit servir les intérêts divergents de ses partenaires aussi de l’Opposition signataire de l’accord du 18 octobre 2016 que de la fronde menée par Joseph Olenghankoy. Bruno Tshibala est véritablement entre le marteau et l’enclume.

Mais, au-delà de la difficulté de trouver un juste milieu entre tous les prétendants au gouvernement, Bruno Tshibala a reçu la mission de débaucher les ténors du Rassemblement pour consolider davantage son poste de Premier ministre. Deux semaines après sa nomination, il est encore loin d’atteindre son objectif. Et dans la MP, on commence déjà à s’agacer. Certains n’hésitent pas à afficher leur mécontentement.

A Kempinski Fleuve Congo Hôtel où il a établi son quartier général, Bruno Tshibala organise, avec l’aide de la MP qui a mis à sa disposition des moyens, sa pêche miraculeuse pour intégrer dans son équipe gouvernementale quelques grosses pointures du Rassemblement. Certains, à l’instar du prof. Freddy Matungulu, reçu hier jeudi par le Premier ministre nommé, sont tombés dans le panneau.

Interrogé par actualite.cd à l’issue de ses échanges avec Bruno Tshibala, le prof Matungulu s’est montré plutôt évasif : « Nous avons évoqué les grandes difficultés économiques et politiques auxquelles notre pays est confronté. Nous avons insisté sur la nécessité de trouver les solutions urgentes qu’attendent nos populations, y compris la mise en œuvre rigoureuse et diligente de l’Accord politique global et inclusif de la Saint-Sylvestre ».

Quant à une possible participation au gouvernement, Freddy Matungulu a eu du mal à trouver les mots justes : « Il n’était pas question de parler de l’appartenance à une quelconque équipe gouvernementale. Le secrétaire de mon parti a été exclu pour avoir pris une position sans l’aval du parti même pas de moi-même. Cette rencontre ne doit pas être placée dans le lot de consultations du Premier ministre ». Il justifie à sa manière son déplacement vers Bruno Tshibala : « J’étais là, je le rappelle, comme professeur Matungulu, un citoyen congolais, donc pas comme un responsable politique. Personne ne peut m’interdire de faire des propositions sur la situation de mon pays ». Un argumentaire à la Valentin Mubake.

Lisanga Bonganga, coordonnateur désavoué de la Coalition des amis de Tshisekedi (CAT), très connu pour son inconstance, a été aussi annoncé chez Bruno Tshibala. Mais, dans la MP, on attend voir Bruno Tshibala faire plus en débauchant de grosses pointures. L’objectif est d’avoir au moins une personnalité de poigne dans chacune de neuf plateformes du Rassemblement. A première vue, les premières moissons ne sont pas satisfaisantes.

Mais, au Rassemblement, l’hypothèse d’une rencontre avec Bruno Tshibala n’est pas à l’ordre du jour. Interrogé par politico.cd, Martin Fayulu, coordonnateur de la Dynamique de l’Opposition, est catégorique à ce sujet. « Je suis en réunion avec tous les cadres du Rassemblement ici et une telle décision n’a pas été prise. Ne vous fiez pas aux bruits de couloir. S’il y a décision, le Rassemblement l’annonce toujours à travers un communiqué ».

La MP sera-t-elle obligée de revoir son schéma ? C’est fort possible.  Ce qui est certain, c’est que deux semaines après sa nomination, Bruno Tshibala éprouve de la peine à former un gouvernement tel que voulu par la MP.

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