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Améliorer le social en 8 mois : un leurre

Écrit par Olivier Dioso. Publié dans Société

En son article 36, la Constitution de la RDC proclame, entre autres, que « le travail est un droit et un devoir sacrés pour chaque Congolais. L’État garantit le droit au travail, la protection contre le chômage et une rémunération équitable et la dignité humaine, complétée par tous les autres moyens de protection sociale, notamment, la pension de retraite et la rente viagère ». Le même État refuse d’honorer ses engagements, foulant aux pieds sa propre loi fondamentale.

 

Améliorer le social ne signifie pas seulement prendre des mesures de politique sociale pour que le gouvernement accompagne les Congolais les plus défavorisés, les plus démunis. Cela afin que ces derniers aient un vécu quotidien quelque peu humain. Mais cette amélioration concerne l’ensemble des besoins sociaux de base, notamment l’emploi, le logement, l’accès à l’énergie électrique, à l’eau potable et aux soins de santé primaires ainsi que la scolarisation des enfants, pour ne citer que ces besoins. Sans oublier le droit au travail, la protection contre le chômage et une rémunération équitable et décente.

Le nouveau gouvernement Tshibala en gestation, outre l’organisation des élections, se donne aussi comme priorité l’amélioration du social. En huit mois, avant les joutes électorales. Cela relève d’une gageure qu’il ne saura tenir au regard de l’ampleur des difficultés que connaît le pays, surtout sur le plan économique. Ce n’est donc pas en ce court laps de temps, qu’on peut passer de l’immense pauvreté à la prospérité.

Du pain sur la planche

Il y a peu, avec l’annulation de la dette extérieure du pays et l’atteinte au point d’achèvement de l’Initiative PPTE, le gouvernement de l’époque nous a fait croire que les Congolais pouvaient pousser un ouf de soulagement. Alors que ces derniers ont constaté qu’ils ont sombré dans une misère pratiquement noire dans laquelle ils continuent à croupir.

L’équipe Tshibala a donc du pain sur la planche, ne sachant sûrement pas par où commencer. Car il s’agit de l’amélioration sensible des conditions de vie de la population. Or le gouvernement a le devoir d’organiser les élections dans un contexte de climat social apaisé. Et il lui faut des fonds nécessaires pour cela. La tenue d’élections demeure « la priorité des priorités » de ce nouveau gouvernement et « tout sera mis en œuvre pour qu’il n’y ait pas la moindre excuse à ce que les élections ne soient pas organisées », a confié le Premier ministre Bruno Tshibala dans une interview accordée à un media en ligne de la place.

« Nous allons d’abord compter sur nous-mêmes » en mobilisant les ressources nécessaires, a-t-il ajouté, avant de faire remarquer : « Mais nous ne voyons pas d’inconvénient à obtenir un appui extérieur », laissant de côté la souveraineté tant brandie par la Majorité présidentielle pour refuser l’ingérence extérieure dans les affaires de la RDC.

Un miracle social attendu ?

Qu’à cela ne tienne, il faut financer les élections et l’argent fait défaut. Et où Tshibala et son équipe trouveront-ils le fonds pour s’occuper du social ? Lorsqu’on sait que les besoins sociaux de base sont nombreux et nécessitent beaucoup d’argent quant aux investissements dans ces différents secteurs.  

Comme les politiques congolais ne se gênent pas de vendre du vent à leurs compatriotes, pour la première fois qu’il est aux affaires, en tant que chef du gouvernement, le nouveau Premier ministre oublie déjà le milieu pauvre d’où il vient et embobine ses compatriotes dans la galère. Sans moyens, comment va-t-il s’y prendre ?

 

L’on ose espérer qu’avec l’appui du chef de l’État qui tient beaucoup à cette amélioration du social, le gouvernement Tshibala va créer le miracle social pour que le climat social soit apaisé lors des scrutins. Car, « ventre affamé n’a point d’oreille », dit un adage.

Commentaires   

0 #1 Luzonzo Menga 17-04-2017 15:05
Un article assez intéressant, sauf la fin. Un peu de respect pour le Premier Ministre Tshibala. Il hérite d'une situation qu'il n'a pas créée, et tente le nécessaire pour rassurer ses compatriotes. Vous voudriez qu'il ne broie que du noir et promette la continuité de leur souffrance aux congolais ? Il fait des promesses, il va se donner un plan pour les respecter au mieux. Cette allusion est déplacée. Faites des articles moins partisans.
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