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Soutien exprimé de Sidikou à Tshibala : la Monusco fait fausse route

Écrit par Pitshou Mulumba.

 

Le chef de la Monusco entreprend depuis samedi 15 avril des consultations avec les responsables de la crise en République démocratique du Congo. Maman Sidikou a rencontré le Premier ministre Bruno Tshibala à qui il fait part de la nécessité de former un gouvernement de « large consensus ».

Mais la suite de la mission de bons offices reste délicate pour le chef de la Monusco qui a promis de rencontrer dès la semaine prochaine le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku et le secrétaire général de l’UDPS.

Interrogé par Top Congo, Jean-Marc Kabund ne semble pas pressé de souscrire à ce rendez-vous. « Si Maman Sidikou veut rencontrer les opérateurs politiques pour la formation du prochain au gouvernement, il ne peut pas compter sur moi », a tranché M. Kabund qui ajoute ne pas reconnaître y compris celui qui a nommé Bruno Tshibala.

Aux termes de la résolution 2348 du Conseil de sécurité des Nations unies, la Monusco a reçu mandat d’accompagner la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre 2016. La nomination de Bruno Tshibala que conteste le Rassemblement rend compliqué cet accompagnement.

L'impartialité : un handicap pour les diplomates ouest-africains ?

 

Pour le député national et président de l’Union démocratique africaine Originelle (UDA), Claudel-André Lubaya, Maman Sidikou succède à Edem Kodjo. Sur son compte twitter, Claudel Lubaya, membre du Rassemblement, explique le rapprochement qu’il présente entre Sidikou et Kodjo en ces termes : « Décidément, nos compatriotes ouest-africains ont du mal à conserver leur posture diplomatique qui leur impose l'impartialité absolue dans la gestion de la crise congolaise. Dépêché en RDC pour y représenter spécialement le secrétaire général des Nations unies, Maman Sidikou a pris publiquement partie pour Bruno Tshibala, dont la nomination comme Premier ministre a été rejetée aussi bien par la population, le Rassemblement, l'Union européenne, les États-Unis, le Canada et j'en passe ». Et de poursuivre : « Par cette attitude, le diplomate nigérien, dont la position rejoint celle du représentant spécial de l'Union africaine, a fait tomber ses masques et, de ce fait, perdu toute notre confiance. Il ne peut plus, conformément à sa feuille de route, jouer un quelconque rôle dans la recherche des solutions à la crise congolaise. Ses propos d'hier ressemblent à ceux tenus, l'année dernière, par un autre diplomate africain, le nommé E. Kodjo que personne ne souhaiterait voir revenir au Congo ».

Ignorance du désir des congolais ?

 

Pour sa part, le président national de l’Association africaine de défense des droits de l’Homme (Asadho), Jean-Claude Katende, la déclaration du chef de la Monusco et celle de l'Union africaine, selon laquelle ils vont soutenir et accompagner le gouvernement de M. Tshibala, est une véritable prime à la violation de l'Accord du 31 décembre 2016.

« Ces déclarations ignorent totalement le désir du peuple congolais de voir les parties au dialogue de la Cenco, surtout le président Joseph Kabila, respecter et appliquer l'Accord du 31 decembre 2016 intégralement et de bonne foi. Le fait que le peuple congolais soit dans la misère et désire les élections ne veulent nullement dire qu'il permet à la classe politique de violer les règles convenues pour baliser le chemin vers les élections libres, transparentes et justes », a-t-il déclaré sur son compte facebook.

C’est sans appel que Jean-Claude Katende souligne : « Le gouvernement de M. Tshibala ne mérite aucun soutien, car M. Tshibala a été nommé en violation de l'Accord de la Cenco. Le soutien et l'accompagnement de la Monusco et de l'Union africaine encouragent le président Joseph Kabila à  continuer à violer la Constitution et les accords signés avec les autres parties prenantes impunément. Une attitude qui ne  contribuera pas à l'organisation d’élections qui semblent être la priorité de la Monusco ». Et de poursuivre : « Nous espérons que les bons offices que la Monusco proposés pour la semaine prochaine ne vont pas se transformer en un troisième dialogue. La Monusco doit savoir que les Congolais veulent le respect de l'accord et les élections, l'un n'excluant pas l'autre ».

 

Ainsi, le président national de l’Asadho considère que la Monusco fait fausse route. « Elle  sera contredite par les prochains développements politiques au Congo », a-t-il prévenu.

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