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France : Le journaliste Anicet Mobe s’en est allé

Écrit par Robert Kongo, correspondant en France . Publié dans Online Dépêches

Anicet Mobe Fansiama, journaliste et chercheur en sciences sociales, nous a quittés, à l’âge de 65 ans, des suites d’une longue maladie. Travailleur infatigable, il a collaboré à différents journaux et ouvrages consacrés à des questions liées à l’histoire politique et culturelle de l’Afrique, notamment  la République Démocratique du Congo.

C’était une plume. Sa disparition est une immense perte pour l’intelligentsia journalistique congolaise. Anicet Mobe, que d’aucuns surnommaient « la bibliothèque vivante », a rendu l’âme mardi 4 avril 2017 à l’hôpital Paul Brousse, à Villejuif (Val-de-Marne) en région parisienne.

Il était la vie, l’intelligence, le courage. Congolais attaché passionnément à son pays, la RDC, cet érudit de grande valeur a consacré sa féconde existence à la réflexion. Ses articles de presse et ses travaux de recherche portaient essentiellement sur l’histoire politique et culturelle du Congo. Dans sa besace, il a emporté des textes. Et ses textes, à lui, bien sûr.

Lesté d’une pensée structurée et profonde, Anicet Mobe écrivait avec précision et clarté, qualités qui font  trop souvent défaut au journalisme actuel.

Il a notamment écrit : « Intellectuels serviles de Kinshasa » (Le Monde diplomatique 2016/2 n°743) ; « Congo. De Léopold II à Joseph Kabila » (Le Monde diplomatique 2016/10 n° 751) ; « Patrice Lumumba, une inspiration » (Le Monde diplomatique 2014/6 n°723) ; « On les appelait les tirailleurs Sénégalais » (Le Monde diplomatique 2014/12 n°729) ; « Le Congo au long d’une histoire mouvementée » (Le Monde diplomatique 2014/4 n° 685) ; « Le Congo, un géant sous tutelle » (Le Monde diplomatique 2010/1 n°670) ; « Paix entravée dans Les Grands Lacs » (Le Monde diplomatique 2004/11) ; « Le Congo, la Belgique et la Grande guerre 1914-1918 » (L’Express du 4 octobre 2013) ; « La Belgique en quête désespérée du graal perdu au Congo » (L’Express du 14 mai 2012) ; « Le Roi des Belges, Roi souverain du Congo ? » (L’Express du 5 août 2013).

La pertinence  de ses textes sur la musique contemporaine congolaise ne laisse personne indifférent. Et il en parlait avec assurance. Les œuvres  majeures de Wendo Kolosoy, Lucie Eyenga, Grand Kallé Jeff, Franco Luambo Makiadi, Tabu Ley Rochereau, Mpongo Love… ou l’histoire des groupes musicaux qui ont marqué sa jeunesse (Thu Zahina, Zaïko Langa-Langa, Bella-Bella, Les Symba…) n’avaient pas de secret pour ce féru de la rumba congolaise.

Homme de culture, il avait toujours un livre à la main, à l’affût des dernières parutions, des archives du passé et des secrets du présent. Il a partagé ses compétences, ses connaissances, son savoir... Hélas! Sa mort laisse un vide immense.

Il s’était forgé une autre arme redoutable : le verbe.  Souvent invité dans des émissions de radio et de télévision - exercice qu’il affectionnait particulièrement pour convaincre le plus grand nombre de la justesse de ses observations et analyses-,  son éloquence reste un modèle pour tous ceux qui sont amenés à s’exprimer dans les médias.

Ancien élève de l’Athénée de Kalina (Kinshasa/Gombe) et du collège Notre-Dame de Mbanza-Mboma (Kongo Central), Anicet Mobe était diplômé de l’Université Louvain-la-Neuve (Belgique). 

« Intellectuel engagé », si on peut lui assigner cette identité,  il faisait partie  du collectif des intellectuels Congolais « DEFIS » et du comité de réduction de l’Africain.

Tout le monde (Congolais, Africains, Européens…)   rend hommage à « un esprit audacieux et humble ». L’Europe toute entière rivalise de compliments à l’endroit de ce digne fils de la République Démocratique du Congo, qui a servi à sa manière son pays meurtri par la pauvreté et la gabegie.

Nous, journalistes Congolais résidant en Europe, nous nous associons au deuil de sa famille et de ses proches. Il était et restera l’un des nôtres. Nous le saluons et que son âme repose en paix.

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