A la Une

Calendrier électoral : C. Nangaa renvoie la balle au gouvernement

Calendrier électoral : C. Nangaa renvoie la balle au gouvernement

La tripartite du Palais du peuple est entrée dans le vif du sujet. Le président de la Céni,...

Tripartite Céni-CNSA-Gouvernement : Une coalition de « falsificateurs »

Tripartite Céni-CNSA-Gouvernement : Une coalition de « falsificateurs »

Après avoir bâclé l’arrangement particulier de l’Accord politique du 31 décembre 2016, la MP et...

Soutien improductif

Soutien improductif

La République démocratique du Congo est en train de sombrer. La crise politique ne fait que...

Quel mécanisme pour une transition sans Kabila ?

Quel mécanisme pour une transition sans Kabila ?

La tenue d’élections étant exclue cette année, l’après-décembre 2017 reste un mystère. Raison...

Imprimer

Du gâchis

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une

Le président de la République vient de confier la primature à Bruno Tshibala, un dissident du Rassemblement et un exclu de l’UDPS. Cette nomination vient à la suite de celle de Samy Badinanga Ntita, un autre exclu de l’UDPS qui a occupé ce poste, pour son appartenance supposée au parti d’Etienne Tshisekedi, mais aussi pour ses origines kasaïennes.

 

La Majorité présidentielle (MP) voulait ainsi brouiller les pistes en nommant un exclu de l’UDPS, mais surtout un originaire de l’espace kasaïen, faute de consensus avec Etienne Tshisekedi, grand leader incontesté de ce parti mais aussi originaire du Kasaï.  Seulement, Samy Badibanga vient de quitter la primature, après trois mois, sur la pointe de pied et sans bilan. Pour la MP, Samy Badibanga aura aidé au moins à grignoter quelques mois à l’échéance de décembre 2017.

La MP ne s’est jamais départie de son plan machiavélique de renvoyer aux calendes grecques les élections, juste pour pérenniser son autorité morale à la présidence de la République, en violation de la Constitution. Joseph Kabila a déjà épuisé ses deux mandats constitutionnels depuis le 19 décembre 2016. Autant la famille politique du chef de l’Etat a bloqué les premières élections en 2015, autant elle a tout fait pour éviter l’organisation de ces scrutins dans les délais constitutionnels en 2016.

Pire, la Majorité présidentielle foule au pied l’Accord du 31 décembre 2016, un arrangement politique global et inclusif, qui prévoit la présidentielle et les législatives nationales et provinciales en décembre 2017. C’est dans le but de retarder la tenue de ces élections que le chef de l’Etat a nommé un dissident du Rassemblement au poste de Premier ministre. Tout le monde sait que c’est une nomination fantaisiste destiné à retarder  encore la tenue d’élections.

Le pouvoir de Kinshasa est donc obsédé par le glissement du processus électoral. C’est la seule forfaiture par laquelle elle peut passer pour maintenir, de force, son autorité morale au Palais de la nation. Le peuple congolais doit rester vigilant pour bloquer ce dilatoire de mauvais goût.

 

La nomination de Bruno Tshibala, comme celle de Samy Badibanga, n’est qu’un gâchis en termes du temps précieux qui nous sépare de la tenue d’élections.  Pour autant, le processus électoral est irréversible en RDC. Il se réalisera impérativement. N’en déplaise aux caciques de la MP.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Articles récents

S’alignant presque sur la ligne de la Majorité présidentielle (MP), la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a laissé entendre que les élections reportées « au plus tard en décembre » auront...

Facebook FanBox