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Kabila tourne le dos à l’Union africaine

Écrit par L.P. le . Publié dans A la Une

Le chef de l’Etat, Joseph Kabila, a tourné le dos au Conseil de sécurité de l’ONU le mercredi 5 avril lors de son adresse solennelle à la nation via les deux Chambres du Parlement réunies en congrès en ignorant superbement la résolution 2348. Avec la nomination d’un dissident du Rassemblement au poste de Premier ministre, le président de la République vient de récidiver en tournant aussi le dos à l’Union africaine. Dans un récent entretien avec Alpha Condé, président de la Guinée, Joseph Kabila avait promis de nommer un Premier conformément à l’Accord du 31 décembre 2016.

 

Le président de l’Union africaine et président de la Guinée, Alpha Condé, est pour la mise en œuvre effective de l’Accord global et inclusif du 31 décembre 2016. Dans un entretien accordé hier vendredi 7 avril à la radio Top Congo FM, Alpha Condé dit avoir lu l’Accord de la Saint-Sylvestre. « Il n’est pas écrit dessus que ça doit être deux ou trois noms », a dit le président Condé au micro de Top Congo Fm, soutenant qu’il a bien lu que l’Accord du Centre interdiocésain  qui parle d’un candidat Premier ministre que le Rassemblement doit proposer.

Dans cette interview réalisée avant la nomination de Bruno Tshibala au poste de premier ministre, le président de l’Union africaine avait foi que le président de la République nommerait un Premier ministre dans l’esprit et la lettre de l’Accord de la Saint-Sylvestre. C’est raté. Joseph Kabila vient de faire juste le contraire. Pourtant, Alpha Condé soutient qu’avant son entretien avec Félix Tshisekedi Tshilombo, en mars 2017 à Addis-Abeba, il s’est entretenu au téléphone avec le chef de l’Etat, Joseph Kabila, avec quelques membres de la Majorité présidentielle ainsi qu’avec Moïse Katumbi, sur de la crise politique. Pour lui, la voie était dégagée pour la nomination d’un Premier ministre issu du Rassemblement. Joseph Kabila a fait fi de tous les conseils du président en exercice de l’Union africaine avec la nomination d’un dissident du Rassemblement.

Ci-dessous un extrait de l’interview accordée à Christian Lusakueno de Top Congo Fm par le président en exercice de l’Union africaine et président de la Guinée, Alpha Condé.

Est-ce que vous en savez plus maintenant sur la crise congolaise ?

Oui, parce que j’avais essayé d’avoir le président Kabila avant d’écouter le fils Tshisekedi. J’avais écouté Katumbi. J’ai eu l’occasion de parler avec le président Kabila et la mouvance m’a présenté toute sa vision. J’ai eu le document et le document m’a clarifié parce qu’il n’est pas dit que la désignation du Premier ministre se rapportait aux consultations postérieures. Il n’est pas écrit dessus que ça doit être un nom, deux noms et trois noms. D’abord, je vois mieux. Je salue aussi la volonté du président Kabila d’avoir pris le dossier en mains. Il m’avait même dit comme je devais envoyer le commissaire à la paix et sécurité le 9 avril, il m’a dit : « Président d’ici le 9 avril, ça sera résolu. Je souhaite réellement que dans les quarante-huit heures ou plus qu’il puisse nommer un Premier ministre.

Un premier Accord le 18 octobre sous les auspices de l’Union africaine et le second au 31 décembre 2016. L’Union africaine est toujours autant impliquée dans la résolution de la crise congolaise ?

Le Congo, c’est au cœur de l’Afrique. Le Congo a mille kilomètres de frontières avec l’Angola, combien avec la Centrafrique, combien avec le Congo-Brazzaville. Le Congo, c’est le cœur de l’Afrique. S’il y a un problème au Congo, que va devenir l’Afrique ? Nous avons de problèmes en Libye, nous avions la RCA…

Vous êtes le président de la Guinée. Beaucoup de Guinéens sont nés et grandis au Congo. Aujourd’hui, quel est l’état des relations entre les deux pays ?

La Guinée, très tôt, a été aux côtés du Congo. Nous avons envoyé des troupes sous Lumumba. A cause des péripéties avec Mobutu, les relations n’ont pas été ce qu’elles auraient dû être. J’avais invité le président Kabila qui devait venir au mois de septembre, il n’a pas pu. Et dernièrement, nous avons discuté pour renforcer les relations bilatérales.

 

 

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