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La culture de la démission

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans Online Dépêches

La République démocratique du Congo traverse une crise politique qui affecte tous les secteurs de la vie nationale. Une telle situation devrait interpeller les acteurs politiques congolais. Malheureusement, tel n’est pas le cas au regard du comportement que ces derniers affichent depuis plusieurs années. Au lieu de prendre conscience de l’ampleur de la crise qui tenaille le pays, les politiques congolais passent leur temps aux discussions sans lendemain.

 

Et pourtant, ils devaient explorer toutes les voies de sortie de la crise multiforme qui sévit au pays, question de sauver le navire RDC qui prend déjà de l’eau. Est-ce un problème d’inconscience ou de manque de patriotisme ?

Sous d’autres cieux, les acteurs politiques se distinguent par un comportement responsable. Ce qui n’est pas le cas en RDC, où le dialogue politique a mis plus de temps que prévu. Les acteurs politiques congolais n’ont pas la culture de la démission. Même si les choses ne marchent pas, ils s’accrochent toujours. Une façon de démontrer le degré d’inconscience qui caractérise la classe politique congolaise.

Contesté à sa nomination comme Premier ministre, Samy Badibanga s’est accroché au pouvoir jusqu’au jour où le chef de l’Etat l’a  contraint à la démission, avec l’annonce de la nomination du nouveau Premier ministre. Un exercice auquel il devrait se soumettre avant que le chef de l’Etat le lui demande. Curieusement, il a fait semblant comme si de rien n’était en laissant derrière lui un gouvernement sans bilan. La personnalité est un atout indispensable en politique. D’où la nécessité d’incarner la culture de la démission au lieu de gouverner par défi.

 

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