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Consensus politique, priorités électorales : les députés réagissent au discours du chef de l’Etat

Écrit par Pitshou Mulumba. Publié dans Online Dépêches

Les aspects de la recherche de consensus pour la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre, avec comme point de chute les élections, préoccupent les élus du peuple qui réagissent diversement à l’adresse du président de la République sur l’état de la nation devant le Parlement réuni en congrès.

 

Le chef de l’Etat s’est exprimé devant le Parlement réuni en congrès hier mercredi 5 avril après les consultations du Palais de la nation. Dans le cadre des tractations pour la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre 2016, il a annoncé qu’il nommera un nouveau Premier ministre dans les quarante-huit heures.

Alors qu’il revient au Rassemblement de proposer le nom de celui qui doit diriger le prochain gouvernement, le président de la République a, à l’instar de sa majorité, insisté sur la liste des primaturables au lieu d’un seul nom. « J’appelle le Rassemblement à surmonter ses luttes intestines et à présenter la liste de 3 noms », a déclaré le chef de l’Etat. Il a, au passage, fustiger un groupe de gens qui prend en otage le pays avant d’indiquer que pour ce qui est du président du CNSA, il s’agira bien d’une personnalité consensuelle. « Les élections auront bel et bien lieu », a-t-il déclaré par ailleurs.

Des réactions

Le député UNC Juvénal Munubo s’est exprimé en ces termes : « C’est un bon discours parce que le président est revenu sur la situation au pays qui soulève des préoccupations sur les plans politique, économique, sécuritaire… Je voudrais m’appesantir sur les aspects de recherche de consensus. J’ai aimé le fait que le président de la République intériorise qu’il faut un consensus pour qu’on aille aux élections. Mais ce qu’il n’a pas dit, c’est qu’il devait lancer une invitation de dernière chance à l’autre frange du Rassemblement pour avoir les mêmes entretiens qu’il a eus avec certains membres de l’autre aile. Il y a une frange importante du Rassemblement qui n’a pas rencontré le chef de l’Etat. Et le risque c’est que la décision à prendre dans quarante-huit heures soulève d’autres soucis. On a besoin d’un consensus non seulement pour le président du Comité national de suivi de l’Accord mais aussi pour le Premier ministre ».

Pour l’élu de Walikale, il faut agir vite en tenant compte des priorités électorales, des dimensions sociales et des aspects sécuritaires. « Décembre 2017, c’est bientôt. Depuis la signature de l’Accord de la Saint-Sylvestre, on n’a perdu beaucoup de temps… Si on se ressaisit maintenant et par rapport au processus d’enrôlement qui évolue bien, avec la garantie du fichier électoral, on dégage le consensus et on mobilise les moyens, il y a lieu de rattraper le retard et organiser les élections présidentielle et législatives avant la fin de l’année. Il faut un sursaut patriotique. Il s’agit là d’une interpellation à toute la classe politique pour que chacun mette un de l’eau dans son vin », a-t-il proposé.

Le Rassemblement aile Olenghankoy, Lumeya-Dhu-Maleghi a prôné la nécessité du rapprochement. « Le président nous a donné quarante-huit heures. Il appartient aux deux ailles du Rassemblement de mettre de côté l’orgueil personnel pour rencontrer la forte demande de notre peuple en harmonisant nos listes et les déposer à la présidence pour que le président nomme dans les quarante-huit heures », a-t-il indiqué.

Du côté du Rassemblement sous la houlette du tandem Félix Tshisekedi-Pierre Lumbi, le ton reste ferme. Jean-Bertrand Ewanga invoque la violation de l’Accord du 31 décembre 2016. « Le Congo est fatigué de gouvernements stagiaires. Le fait de parler de consensus pour le président du comité de suivi  et pour le Premier ministre, c’est une violation flagrante de l’Accord du 31 décembre 2016. Cela confirme que le chef de l’Etat a épousé totalement la position de sa famille politique, la Majorité. C’est inacceptable pour nous. Si l’Accord de la Cenco n’est pas appliqué, nous sommes en droit de dire que son mandat était terminé et qu’il souffre déjà de l’illégalité et de l’illégitimité », a déclaré le secrétaire exécutif de l’Alternance pour la République.

A la Majorité présidentielle, le député CNC Pius Muabilu voit dans le délai annoncé par le président de la République, un appel qu’il a reformulé en ces termes : « C’est un appel que je lance aussi à nos frères, qu’ils soient du Rassemblement, de la Société civile ou d’ailleurs, pour qu’ils se rappellent que la plus grande victime aux atermoiements, c’est le peuple congolais ».

Concernant les élections, l’élu de Mont Amba reste optimiste. « A ce stade, il n’y a pas de doute parce que chacun joue sa partition. A commencer par la Céni. Je suis convaincu comme le président de la République l’a dit, aussitôt le travail d’enrôlement terminé, ceux qui se laissent distraire aujourd’hui, seront peut-être surpris », a-t-il fait savoir.

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