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48 heures d’attente

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans Online Dépêches

L’ultimatum a été donné hier mercredi 5 avril par le président de la République. Un nouveau Premier ministre sera nommé, « dans les quarante-huit heures », a-t-il martelé. De ce fait, Samy Badibanga Ntita et son équipe sont réputés démissionnaires. Le Premier ministre dispose donc de 24 heures, à dater d’aujourd’hui, pour déposer sa démission sur la table du chef de l’Etat.

 

C’est une mauvaise nouvelle. Oui, mauvaise nouvelle pour les femmes congolaises qui attendent sans conviction la gratuité de la maternité promise par « Ya Samy ».

Le compte à rebours a déjà commencé pour l’actuel gouvernement. Ainsi, l’arrogance de certains incompétents nommés sur base d’affinités tribalo-ethniques va s’estomper. Les comédiens et autres troubadours de la mangeoire multiplient en vain des stratagèmes pour proroger leur bail à l’Hôtel du gouvernement. Certains sont obligés de re-consulter leurs grand-mères pour entrevoir les chances de revenir aux affaires. D’autres contraints de revoir leurs marabouts et autres charlatans pour espérer faire partie du prochain gouvernement. Ce qui n’est pas évident.

24 heures, le préavis est serré. Entre-temps, les valises peuvent déjà être apprêtées. De toute façon, ce n’est pas la fin du monde. D’ailleurs, « Tonton Samy » va  reprendre le chemin de l’hémicycle. C’est encore là sa chance !

Gare aux inciviques qui s’hasarderont à vider les caisses de l’Etat avant de partir, car la justice a regard sur eux. Aucune chaise de l’Etat, aucun papier de l’Etat ne doivent sortir du bureau. Et les biens déclarés à la sortie doivent être proportionnels au revenu de chaque membre du gouvernement. Nous le tenons à l’œil.

Même le tabouret utilisé par la sentinelle du cabinet doit figurer dans le procès-verbal. C’est ainsi que nous donnerons à la République sa chance d’aller de l’avant.

L’humiliation, ce n’est pas parce qu’on quitte l’Hôtel du gouvernement mais lorsque, pour rendre le tablier, le chef tape  du poing sur la table. C’est dire que son passage n’a pas donné satisfaction. Que retiendra la postérité du passage de Samy Badibanga à l’Hôtel du gouvernement ? La libération de quelques indigentes à la maternité de Kalembe-Lembe ? A chacun de trouver sa réponse.

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