A la Une

L’exemple zimbabwéen interpelle : quitter le pouvoir dans la dignité

L’exemple zimbabwéen interpelle : quitter le pouvoir dans la dignité

Au Zimbabwe, l’après-Mugabe se dessine. L’heure est aux négociations entre les galonnés de...

RDC : Une police à deux vitesses

RDC : Une police à deux vitesses

Formée et équipée par l’Union européenne dans le cadre du projet Eupol, la PNC est encore loin de...

L’usure du pouvoir

L’usure du pouvoir

La démocratie en Afrique évolue en dents de scie. Il y a plusieurs exemples qui soutiennent cette...

Projet de budget 2018 : Tshibala se rattrape, mais…

Projet de budget 2018 : Tshibala se rattrape, mais…

C’est au cours d’un Conseil des ministres marathon présidé mardi par le chef de l’Etat que le...

Mi-figue, mi-raisin

Mi-figue, mi-raisin

La journée du 15 novembre 2017 a vécu. L’heure est maintenant au bilan. Sur ce point, les avis...

Imprimer

48 heures d’attente

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans Online Dépêches

L’ultimatum a été donné hier mercredi 5 avril par le président de la République. Un nouveau Premier ministre sera nommé, « dans les quarante-huit heures », a-t-il martelé. De ce fait, Samy Badibanga Ntita et son équipe sont réputés démissionnaires. Le Premier ministre dispose donc de 24 heures, à dater d’aujourd’hui, pour déposer sa démission sur la table du chef de l’Etat.

 

C’est une mauvaise nouvelle. Oui, mauvaise nouvelle pour les femmes congolaises qui attendent sans conviction la gratuité de la maternité promise par « Ya Samy ».

Le compte à rebours a déjà commencé pour l’actuel gouvernement. Ainsi, l’arrogance de certains incompétents nommés sur base d’affinités tribalo-ethniques va s’estomper. Les comédiens et autres troubadours de la mangeoire multiplient en vain des stratagèmes pour proroger leur bail à l’Hôtel du gouvernement. Certains sont obligés de re-consulter leurs grand-mères pour entrevoir les chances de revenir aux affaires. D’autres contraints de revoir leurs marabouts et autres charlatans pour espérer faire partie du prochain gouvernement. Ce qui n’est pas évident.

24 heures, le préavis est serré. Entre-temps, les valises peuvent déjà être apprêtées. De toute façon, ce n’est pas la fin du monde. D’ailleurs, « Tonton Samy » va  reprendre le chemin de l’hémicycle. C’est encore là sa chance !

Gare aux inciviques qui s’hasarderont à vider les caisses de l’Etat avant de partir, car la justice a regard sur eux. Aucune chaise de l’Etat, aucun papier de l’Etat ne doivent sortir du bureau. Et les biens déclarés à la sortie doivent être proportionnels au revenu de chaque membre du gouvernement. Nous le tenons à l’œil.

Même le tabouret utilisé par la sentinelle du cabinet doit figurer dans le procès-verbal. C’est ainsi que nous donnerons à la République sa chance d’aller de l’avant.

L’humiliation, ce n’est pas parce qu’on quitte l’Hôtel du gouvernement mais lorsque, pour rendre le tablier, le chef tape  du poing sur la table. C’est dire que son passage n’a pas donné satisfaction. Que retiendra la postérité du passage de Samy Badibanga à l’Hôtel du gouvernement ? La libération de quelques indigentes à la maternité de Kalembe-Lembe ? A chacun de trouver sa réponse.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Articles récents

Deux formations, deux formateurs. Les participants ont été outillés sur l’audit interne en rapport avec les Systèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires (SMSDA) basés sur l’ISO 22000 - 2015....