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Kinshasa : autos et motos doivent être identifiées

Écrit par Florent N’Lunda N’Silu. Publié dans Société

Les autos et motos en circulation dans la capitale doivent être identifiées. L’identification est payante, a décidé le ministre provincial en charge des Transports de Kinshasa.

 

Les autos et motos doivent se soutenir à l’identification. Ainsi en a décidé le ministre provincial des Transports de Kinshasa.

Cette décision fait suite aux réclamations de la population suite, notamment, aux abus récurrents sur les artères de la capitale. Elle vise, comme l’indique l’intitulé de l’opération, à identifier les autos et motos en circulation, conformément à la réglementation en vigueur. Et cela pour deux raisons. La première, en cas d’accident de la circulation, les conducteurs prenaient le large. Les témoins de l’événement peuvent prélever les numéros attribués à l’auto et à la moto pour les communiquer aux services compétents et mener une enquête.

Le vol de ces engins en est la deuxième raison. Avec des indications d’engins en leur possession, les services compétents peuvent entreprendre des recherches pour identifier et récupérer les engins volés. Contrairement à ce qu’on a vécu jusqu’ici.

Un fait à préciser : l’opération d’identification des autos et motos est payante. Selon Radio Top Congo Fm, pour faire identifier l’auto ou la moto, son propriétaire devra débourser 10 dollars américains par engin. Cette somme a été fixée par le ministre provincial des Transports de la ville.

L’identification des autos et motos sera suivie, en mai prochain, du contrôle par les services compétents, a annoncé le directeur de cabinet du ministre provincial des Transports.

Initiative louable certes, mais elle a été prise tardivement. C’est-à-dire après que l’on a constaté que « les autos et motos étaient source de malheur dans la capitale ».

Pour ceux des motos-taxis, communément appelés « wewa », ils s’illustrent par des accidents de la circulation à répétition dans la capitale. A la base, l’excès de vitesse, l’ivrognerie, le non-respect du Code de la route, etc.

On les accuse aussi d’arracher des sacs à main à des dames et sacoches à des hommes sur leur chemin. La sale besogne est confiée à leurs complices qu’ils transportent. Une fois accomplie, les « wewa » appuient sur l’accélérateur pour semer leurs éventuels poursuivants et disparaître dans la nature. Laissant leurs victimes s’apitoyer sur leur sort.

Malgré les plaintes des victimes à la Police nationale congolaise (PNC), les enquêtes se sont révélées dans la plupart des cas infructueuses.

Côté auto, des véhicules de petit format commis au transport en commun, communément appelés « ketch », sont accusés d’être à la base d’enlèvement des personnes et nombreux accidents de la circulation sur les routes de Kinshasa.

Concernant les accidents de la circulation, ils sont souvent dus au non-respect du Code de la route et à l’excès de vitesse par d’anciens « wewa » qui ont tronqué leur métier contre celui de conducteurs de véhicules.

Informé sur des cas d’enlèvement des personnes à bord de « ketch » dans la capitale, l’Hôtel de ville de Kinshasa a décidé dernièrement le remplacement des vitres teintées par celles non-tentées. La décision a porté ses fruits, car les « ketch » dans leur majorité, n’ont plus de vitres teintées. Ce qui rassure quelque peu des passagers qui empruntent ces véhicules.

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