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SOS pour les maisons carcérales en RDC

Écrit par VCK. Publié dans A la Une

Si sous d’autres cieux, les conditions de  détention  répondent aux normes  humanitaires, il n’en est pas le cas en RDC où les maisons carcérales sont non seulement en état déplorable, mais n’offrent aucune garantie sécurité aux pensionnaires.

La surpopulation, la malnutrition, l’insalubrité, l’insécurité, la vétusté des installations sont autant de maux qui caractérisent les prisons en République démocratique du Congo.

Dès son accession à la magistrature suprême en 2001, Joseph Kabila avait, entre autres, promis de désengorger les maisons carcérales. Et en application à cette promesse, les allocations budgétaires sont mises à contribution. De ce fait, un  pourcentage est alloué aux prisons du pays, via le ministère de la Justice et Garde des Sceaux.

Malheureusement, il se pose un problème de gestion. Un tour suffit pour se rendre compte  de l’état dans lequel se trouvent les maisons carcérales.  Construite  pour une capacité de 2 500 personnes, la prison centrale de Makala,  par exemple, en compte près de 8 000, à ce jour. 

Concernant la nutrition, ce sont les humanitaires qui viennent à la rescousse des prisonniers abandonnés à leur triste sort. 

Vivant dans la proximité, les prisonniers sont en insécurité. Et l’insalubrité est à la  base de nombreuses épidémies.

Des tournées pour rien

En lieu et place de rechercher des solutions aux problèmes auxquels sont confrontées les prisons, les différents responsables qui se succèdent à la tête du ministère de la Justice et Garde des Sceaux se plaisent à initier des tournées improductives. Foulant aux pieds la notion de la continuité  de  l’Etat, toute personne qui accède à la tête  dudit ministère ne tient même pas compte des rapports déjà établis sur les prisons. Pour  se faire du beurre, on préfère multiplier des tournées inutiles. Entre-temps, la situation se  dégrade dans les prisons de la RDC.

Que faire ?

Bien que détenu pour l’une ou l’autre raison, un prisonnier a également droit à la vie.  Pour ce faire, il est censé être protégé  par l’Etat. Le cas de la RDC écœure plus d’un observateur, d’autant plus que les prisonniers sont considérés comme des laissés-pour-compte.

En outre, le fonctionnement de la magistrature congolaise ne permet pas la promotion des droits des prisonniers. Elle contribue, dans une certaine mesure à la dégradation de la situation dans des maisons carcérales.  Et pourtant, la célérité dans le traitement des dossiers désengorgerait les milieux pénitentiaires.

Le tir doit donc être rectifié en ce qui concerne la gestion des maisons carcérales en RDC. Composé des représentants du peuple, le Parlement devra donc interpeller le ministère de tutelle afin qu’il s’explique sur les constats faits  lors de précédentes tournées. En plus, à l’instar des routes et bâtiments publics, le ministère des Infrastructures devra  prévoir la  réhabilitation des prisons dans son cahier des charges. Le ministère de la Santé publique devra suffisamment approvisionner les centres de santé et les doter de matériels adéquats.

 

De cette manière, on améliorerait tant  soit peu les conditions de vie des prisonniers en RDC.   

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