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Reprise des travaux au Centre interdiocésain : la Cenco menace

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une

A la reprise, jeudi, des discussions sur l’arrangement particulier, le président de la Cenco  a demandé aux délégués des parties au centre interdiocésain de boucler en urgence les travaux afin de permettre la mise en application rapide de l’Accord du 31 décembre2016. Selon Mgr Marcel Utembi, le temps presse, il faut baliser la voie pour la tenue d’élections et oublier le partage des postes. Le pays étant au bord de l’implosion, la Cenco menace de dénoncer tous ceux qui tenteront cette fois de bloquer le processus en cours.

C’est parti pour la reprise des travaux au Centre interdiocésain sur l’arrangement particulier à l’Accord politique de la saint sylvestre. Devant les délégués de deux camps, Majorité présidentielle et Rassemblement, Mgr Marcel Utembi, président de la Cenco, a procédé au lancement de cette ultime phase de négociations, censées se terminer par la mise en commun des modalités pratiques en vue de l’application de l’accord signé le 31 décembre 2016.

Au Centre interdiocésain, l’on s’attend donc à une fumée blanche dans les tout prochains jours. C’est le souhait de tout un peuple, clairement réitéré par le président de la Cenco dans son mot d’ouverture.

La journée du jeudi 17 mars a été celle de retour à la table des négociations, après la vague qui a failli emporter l’équilibre du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. Plus de doute possible sur l’interlocuteur du Rassemblement à qui la Cenco devra se référer dans la poursuite des discussions directes du Centre interdiocésain. Les évêques ont, à cet effet, confirmé la nouvelle direction du Rassemblement, pilotée par le duo Félix Tshisekedi et Pierre Lumbi, seul, à leurs yeux, revêtu du mandat d’engager le Rassemblement.

C’est que, la Cenco a tranché définitivement sur la cacophonie qui a agité la principale coalition de l’opposition en RDC. « Le vide est désormais comblé à la tête du Rassemblement », a même martelé Mgr Marcel Utembi, faisant référence à la disparition de l’opposant historique Etienne Tshisekedi.

« Nous devons aller de l’avant »

La disparition du chef de file de l’UDPS et président du Conseil des sages du Rassemblement a porté un coup d’arrêt aux discussions du Centre interdiocésain. Marcel Utembi a fustigé le blocage autour des obsèques de l’illustration disparu et plaidé pour que les parties concernées s’entendent rapidement pour lui offrir les obsèques nationales dignes de son rang.

Mais pour le présidium de la Cenco, on ne peut plus attendre. « Les travaux sur l’arrangement particulier doivent se poursuivre pour l’intérêt supérieur de la nation », a plaidé le prélat, estimant qu’« au stade où nous en sommes nous devons aller de l’avant le plus rapidement possible ». Mgr Utembi a qualifié « d’inadmissible » l’enlisement de l’arrangement particulier sur des questions de partage du pouvoir. Alors que, note-t-il, la priorité devrait être accordée à l’organisation des élections dans les délais convenus dans l’Accord du 31 décembre 2016.

Face à l’urgence d’accélérer la mise en application de cet accord, la Cenco a promis de mettre à contribution tout ce qui est à son pouvoir pour finir rapidement les travaux sur l’arrangement particulier. La Cenco n’est pas dupe, a averti Mgr Utembi, promettant de rester « attentive » « afin de déceler toute manœuvre dilatoire, d’établir les responsabilités et de prendre le peuple congolais à témoin ».

Pour la Cenco, il n’y a donc plus de temps à perdre. Plus rien, fustigent les évêques, ne pourrait retarder la conclusion de l’arrangement particulier en un temps relativement court. Après la suspension de ces travaux, le 28 janvier 2017, et son gel à la suite du décès inopiné d’Etienne Tshisekedi, la Cenco tente son va-tout.

Interrogé par RFI, Mgr Fridolin Ambongo, vice-président de la Cenco a estimé qu’« un après-midi pourrait suffire pour terminer ce qui reste à régler, sauf si les parties prenantes sont de mauvaise foi ».

Au Centre interdiocésain, c’est une course contre la montre qui est engagée. Car, de l’avis de Mgr Ambongo, « le pays va mal ». Et la solution, croit-il, c’est « d’arriver à terminer cette question qui [traîne] en longueur, pour qu’il y ait formation d’un nouveau gouvernement issu de l’accord et que les nouveaux responsables se mettent au travail ».  Contrairement aux autres fois, le vice-président de la Cenco a indiqué que les discussions en cours ne dépasseront une semaine. D’aucuns espèrent que ce ton menaçant adopté par la Cenco produira des effets escomptés et permettra de rattraper le retard mis (plus de deux mois) dans les discussions frivoles sur le partage des postes pendant la transition.

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