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N’endurcissez pas votre cœur

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une

Les divergences restées en suspens dans les discussions directes qui ont repris jeudi 16 mars au Centre interdiocésain, entre les acteurs politiques congolais peuvent être aplanies en une demi-journée.

 

C’est la conviction de Monseigneur Fridolin Ambongo, archevêque de Mbandaka et vice-président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Seulement, le prélat a ajouté que cela n’est possible que si les acteurs politiques sont animés de bonne foi.

Autant dire que la conclusion de l’arrangement particulier à l’Accord du 31 décembre 2016 peut intervenir le plus rapidement possible, si les parties en présence privilégient l’intérêt supérieur de la nation. L’heure n’est donc plus à faire prévaloir son égo encore moins ses intérêts partisans.

La situation de la République démocratique du Congo empire au jour le jour, à défaut de mettre en œuvre de l’Accord de la saint-Sylvestre, accepté par toute la classe politique. Les tensions et l’insécurité ravagent actuellement toutes les provinces de l’Est, l’espace Kasaï et le Kongo Central. A Kinshasa,  la tension politique est à son comble. Elle risque d’imploser à la moindre étincelle. A ceci s’ajoute la dégradation de la situation sociale des Congolais. Le président du Sénat a même interpellé le gouvernement pour une action d’urgence afin d’alléger les souffrances des Congolais en proie à l’effritement continue de leur pouvoir d’achat.

Les négociateurs de toutes les composantes représentées au Centre interdiocésain doivent avoir à l’esprit la gravité de la situation de la RDC. Surtout que le compromis du Centre interdiocésain a un agenda contraignant. Les premières élections doivent avoir lieu au plus tard le 31 décembre 2017, soit en moins de neuf mois.

La situation est si préoccupante que les délégués aux pourparlers du Centre interdiocésain doivent écouter la voix de la raison pour faciliter la signature de l’accord. La « libération » du pays passe par l’application rapide de l’Accord du 31 décembre 2016, gage de paix, de cohésion nationale et d’un processus électoral apaisé.

 

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