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RDC : l’Onu a documenté 461 violations des droits de l’homme en février 2017

Écrit par Stanislas Ntambwe. Publié dans Online Dépêches

Durant le mois de février 2017, le BCNUDH a documenté 461 violations des droits de l’homme sur l’ensemble du territoire congolais, ce qui représente une hausse par rapport au mois de janvier 2017, au cours duquel 427 violations avaient été documentées.

 

Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) en République démocratique du Congo (RDC) a publié, mercredi 15 mars 2017, son rapport mensuel sur les principales tendances des violations des droits de l’homme au mois de février 2017.

Parmi ces violations, « au moins 78 sont des atteintes au droit à la vie contre 369 victimes, dont 206 victimes d’exécutions extra-judiciaires par des agents de l’état, soit près de huit fois plus qu’au mois de janvier 2017 (26 victimes) », a indiqué José Maria Aranaz, directeur du BCNUDH en RDC. Il note que sur l’ensemble du territoire de la RDC, « les agents de l’Etat ont été responsables de près de 48% des violations des droits de l’homme documentées durant le mois en revue, soit 219 violations. Et les groupes armés tous confondus ont été responsables de 242 violations commises, soit plus de 52% du nombre total de violations enregistrées ».

FARDC indexées

Le rapport souligne que parmi les agents de l’Etat, les principaux auteurs sont, contrairement au mois précédent « les militaires des FARDC, qui ont commis près de 21% du nombre total de violations enregistrées au cours du mois. Ils ont été responsables de 183 victimes d’exécutions extrajudiciaires- dont 71 enfants et cinq femmes - soit plus de la moitié (56%) du nombre total de victimes d’exécutions sommaires et extrajudiciaires documentées, principalement dans la province du Kasaï Central (151 victimes, dont 60 enfants), mais aussi au Tanganyika (20 victimes dont cinq femmes et huit enfants), au Nord-Kivu (10 victimes dont un enfant) et au Haut-Uélé (deux victimes mineures) ».

Les agents de la Police ont, quant à eux, été responsables de 93 violations des droits de l’homme (20% du nombre total de violations documentées pour le mois en revue), soit une baisse importante par rapport au mois de janvier 2017 (108 violations), relativise le BCNUDH. Ces agents, poursuit-il, ont néanmoins été responsables de l’exécution extra-judiciaire d’au moins 23 personnes, ce qui constitue une hausse très significative en comparaison au mois précédent, durant lequel neuf victimes leur étaient attribuées.

307 civils tués

Selon les informations à la disposition du BCNUDH, 374 violations des droits de l’homme ont été commises par toutes les parties dans les territoires affectés par le conflit, ayant causé la mort d’au moins 307 civils. Au moins 241 violations ont été commises par les combattants de tous les groupes armés confondus (causant la mort d’au moins 119 civils), tandis que les 133 autres ont été commises par les agents de l’Etat (causant la mort d’au moins 188 civils).

Parmi les groupes armés, et à l’instar des mois précédents, les combattants des Forces de résistance patriotiques de l’Ituri (FRPI) ont battu record avec le plus grand nombre de violations (près de 21% des violations commises par les groupes armés ; les FARDC ayant commis 22% du nombre total des violations commises dans les zones affectées par le conflit. 

Par ailleurs, au mois de février 2017, le BCNUDH a documenté 57 violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales liées à des restrictions de l’espace démocratique sur l’ensemble du territoire congolais, ce qui porte à 1.466 le nombre total de violations de ce type depuis le 1er janvier 2015, dont 104 pour l’année 2017.

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