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La Cénco exhorte la Céni à éviter les erreurs du passé

Écrit par Rich Ngapi le .

 

La Mission d’observation électorale de la Commission épiscopale Justice et Paix de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cénco) a publié, hier mardi 14 mars, son rapport d’observation de l’inscription des électeurs au Nord-Ubangi. Le rapport ressort quelques points forts et des points à améliorer.

En présence du président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), le 2ème secrétaire général adjoint de la Cénco, l’Abbé Masenganda, a donné la synthèse de ce rapport élaboré à la suite d’une observation effectuée sur le terrain du 28 avril au 6 novembre 2016 dans les cinq antennes de la Céni/Nord-Ubangi, à savoir Gbadolite, Yakoma, Bosobolo, Businga et Mobayi-Mbongo.

Au total 14 observateurs électoraux formés ont visité 240 centres d’inscription sur 412, soit 58.3% des centres du Nord-Ubangi. Ce rapport préliminaire présente un condensé des faits constatés ainsi que les différentes recommandations y afférentes.

Pour le Père Clément Makiobo, secrétaire exécutif de la Commission épiscopale Justice et Paix (CEJP), en publiant ce rapport, la Cénco entend apporter sa contribution, par principe de transparence, afin que le peuple ait confiance au processus électoral en cours. « Le peuple a le droit de savoir si le processus électoral est valide », a-t-il déclaré.

Le Père Makiobo a confirmé que la CEJP reste un partenaire sûr de la Céni. Il a indiqué qu’à ce jour, la Cénco a formé 15 000 observateurs ; l’objectif est d’attendre 30 000.

Dans son rapport, la Cénco est tout de même préoccupée par l’évolution du processus électoral. « La recrudescence de l’insécurité dans plusieurs coins du pays risque de retarder l’opération de l’inscription des électeurs dans les aires opérationnelles 1, 2, 3 et 4. Il est donc plus qu’urgent que le gouvernement, la Céni ainsi que la Monusco collaborent étroitement pour la mise en place d’un plan de sécurisation des centres d’inscription situés dans les zones concernées par cette situation », peut-on lire.

Ces préoccupations de la CEJP-Cénco constituent, selon l’abbé Masenganda, une réelle inquiétude fondée sur le fait que le report des scrutins qui étaient attendus au plus tard au mois de décembre 2016, cause principale de la crise politique que la RD Congo traverse maintenant, est justifié par l’absence d’un fichier électoral fiable, crédible, étant donné que les listes électorales n’avaient pas été mises à jour depuis 2011.

Malgré les quelques observations relevées dans son rapport, la CEJP-Cénco rassure la centrale électorale de son engagement à ses côtés pour soutenir le processus électoral par sa contribution à travers l’éducation civique, l’observation électorale et la prévention des conflits électoraux afin de promouvoir un processus électoral crédible et apaisé qui devra sanctionner positivement la fin de la crise politique en cours.

En guise de réaction, le président de la Céni, Corneille Nangaa, a salué le travail abattu par la Cénco à travers sa Commission Justice et paix. Selon lui, ce rapport donne la crédibilité au travail de terrain de la Céni. « L’ennemi du processus électoral, c’est le manque de crédibilité au processus », a-t-il affirmé.

Quant à la fiabilité du fichier électoral, Nangaa a dit que « la Céni n’a pas besoin d’un fichier consensuel, mais d’un fichier fiable », c’est-à-dire que chacun sache où il va voter et que son nom figure sur la liste électorale. Plus rassurant encore, le président de la centrale électorale a déclaré que « le fichier sera prêt au 31 juillet 2017 ; la Céni ne violera pas l’Accord, mais que chacun joue son rôle. »

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