A la Une

Signature ce jeudi  de l'arrangement particulier: le chef de l’Etat s'engage dans l’exclusion

Signature ce jeudi de l'arrangement particulier: le chef de l’Etat s'engage dans l’exclusion

C’est loin du Centre interdiocésain et sans la Cenco que le Parlement a choisi de faire signer ce...

Enrôlement des électeurs dans les aires opérationnelles 3 et 4: Kasaï et Kasaï Central non concernés

Enrôlement des électeurs dans les aires opérationnelles 3 et 4: Kasaï et Kasaï Central non concernés

L’opération d’enrôlement des électeurs démarre, ce dimanche 30 avril 2017, dans les aires...

Réplique de la Cenco à la MP : les Congolais sont à Dieu

Réplique de la Cenco à la MP : les Congolais sont à Dieu

Entre la Majorité présidentielle (MP) et la Cenco des piques commencent à prendre des allures...

J. Kabila: deux fers au feu,  Diplomatie de sape, Anéantissement de l’Opposition

J. Kabila: deux fers au feu, Diplomatie de sape, Anéantissement de l’Opposition

Après avoir passé avec succès le cap du 19 décembre 2016, alors que tous les indicateurs...

RDC: La Communauté humanitaire lance un appel de fonds pour 64,5 millions USD

RDC: La Communauté humanitaire lance un appel de fonds pour 64,5 millions USD

Pour répondre aux besoins de quelque 731 000 personnes ciblées dans le Grand Kasaï, en majorité...

Imprimer

Un fonds bleu pour protéger les écosystèmes forestiers et stimuler l’économie du continent

Écrit par Isidore Kwandja Ngembo .

 

Très souvent lorsqu'ils se réunissent aux sommets internationaux sur l'environnement et le changement climatique, les dirigeants politiques nous ont habitué à de beaux discours qui sonnent creux, de grandes déclarations de bonnes intentions auxquelles eux-mêmes n'y croient pas et de promesses mirobolantes qui n'engagent que ceux qui y croient.

L'initiative annoncée lors de la COP22 à Marrakech, en novembre dernier, par le président congolais Denis Sassou-Nguesso, de créer un fonds bleu pour le Bassin du Congo, de l'ordre de 100 millions d'euros qui sera alimenté chaque année, n'est pas restée qu'une simple déclaration de bonnes intentions. Elle vient d'être lancée officiellement ce jeudi 09 mars 2017, à Oyo au nord de la République du Congo.

Pilotée par la Fondation Brazzaville - un organisme caritatif et indépendant, à but non lucratif basée au Royaume-Uni , cette initiative d'un fonds bleu vise à subventionner à la fois des actions qui protègent les écosystèmes forestiers et celles qui stimulent l'économie de façon significative, en créant des possibilités d'emplois et en contribuant à lutter contre la pauvreté. Ultimement, c'est une initiative qui s'intègre parfaitement aux efforts déployés par la communauté internationale, dans le cadre des objectifs de développement durable à l'horizon 2030.

Poumon

Encore faut-il que cette initiative tienne pour longtemps. Toutefois, il est encore prématuré d'affirmer s'il s'agit d'un feu de paille ou d'une véritable volonté de la part des initiateurs, à la fois de résoudre les problèmes environnementaux et de stimuler l'économie en faveur du bien-être socio-économique de populations locales.

Mais, c'est l'occasion pour nous de rappeler encore une fois de plus l'utilité et les nombreux bienfaits que la forêt en général et spécifiquement celle du Bassin du Congo, deuxième poumon écologique de la planète après l'Amazonie, rend à l'humanité toute entière. Cette forêt humide d'Afrique centrale joue un rôle important, par sa biodiversité exceptionnelle et ses écosystèmes, et contribue à la régulation du climat avec la séquestration du carbone. Elle libère de l'oxygène indispensable à la vie de toute l'humanité, ce qui contribue à la diminution des émissions mondiales de gaz à effet de serre et au ralentissement du réchauffement de la planète.

De ce fait, nous bénéficions tous d'une manière ou d'une autre de services rendus par ce patrimoine naturel du Bassin du Congo et de sa diversité biologique. Par conséquent, nous devrions tous contribuer à sa préservation, pour le bien de générations actuelles et futures.

Sacrifice

C'est pourquoi nous lançons ici un appel pressant aux gens de bonne volonté ; à tous ceux qui ont à cœur le bien-être de notre planète Terre ; aux organismes nationaux, régionaux et internationaux qui s'occupent de la protection de l'environnement ; et aux pays nantis, d'apporter un appui financier, technique et organisationnel indispensable pour soutenir les efforts des pays de la sous-région d'Afrique centrale de protéger et préserver les forêts du Bassin du Congo, qui contribuent de façon significative à notre qualité de vie, préservent celle des générations futures et contribuent à la lutte contre le réchauffement climatique.

En effet, on ne le dira jamais assez que les populations d'Afrique centrale qui se privent des bénéfices financiers susceptibles d'être générés par l'exploitation forestière à grande échelle, ne reçoivent pas nécessairement une rétribution juste et équitable de la communauté internationale, du sacrifice qu'elles consentent pour le bien de l'humanité.

L'Afrique centrale est une des sous-régions les plus riches d'Afrique, qui regorge d'importantes ressources naturelles, pétrolières, de gigantesques ressources en eau potable et un potentiel important d'hydro-électricité susceptibles d'impulser le développement du continent. Mais pour des raisons évidentes que je n'ai pas l'intention de développer ni d'analyser plus en détail, elle demeure malheureusement la sous-région qui éprouve beaucoup de difficultés d'attractivité et d'absorption d'appuis techniques et financiers extérieurs, comparativement aux autres sous-régions du continent.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Articles récents

C’est loin du Centre interdiocésain et sans la Cenco que le Parlement a choisi de faire signer ce jeudi l’arrangement particulier à l’Accord du 31 décembre 2016. Les présidents de deux Chambres...