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Loi électorale révisée et loi sur la répartition des sièges : la Céni pose de nouvelles exigences

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une

La Céni n’est pas prête à organiser les élections dans les délais prévus dans l’Accord du 31 décembre. Outre des contraintes sécuritaires et logistiques qui pourraient perturber les opérations d’enrôlement dans certains coins du pays, Corneille Nangaa, président de la Céni, a fait savoir qu’il y a la nécessité de faire adopter au Parlement la loi électorale révisée et la loi portant répartition des sièges aux législatives nationales et provinciales. Par tous les moyens, la Céni cherche à gagner du temps pour éloigner le plus possible les élections. Au Rassemblement, on pense que l’urgence, c’est plutôt la mise en place d’un gouvernement selon l’Accord du 31 décembre.

 

C’est au mois de juillet prochain que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a promis de boucler toutes les opérations d’enrôlement des électeurs. A ce jour, près de 17 982 488 électeurs ont été déjà enregistrés au niveau de la Centrale électorale. La dernière phase des opérations vise 13 provinces, dont la ville de Kinshasa.

En attendant, la Céni a posé deux nouveaux préalables pour garantir, selon elle, la tenue d’élections dans les délais fixés dans l’Accord du 31 décembre 2016. Invité la semaine dernière au Conseil des ministres, Corneille Nangaa, président de la Céni, a souligné « la nécessité incontournable de deux lois à faire adopter par les chambres législatives : la loi électorale (à réviser) et la loi portant répartition des sièges entre les circonscriptions pour les élections législatives nationales et provinciales ».

Est-ce une fuite en avant ou une manière subtile pour la Céni de préparer déjà l’opinion publique à un nouveau glissement du cycle électoral ?          Dans les milieux politiques, les avis sont partagés. Mais, au Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, on trouve que la Céni va vite en besogne.

Un autre son de cloche

Selon un cadre du Rassemblement, qui a requis l’anonymat, s’il y a une urgence aujourd’hui pour garantir la tenue d’élections en décembre 2017, c’est plutôt la mise en place du gouvernement conformément à l’Accord de la Saint-Sylvestre. Il s’est exprimé en ces termes : « La question de révision de la loi électorale et de la loi portant répartition des sièges ne peut pas constituer un élément de blocage. Ce sera l’une des urgences du gouvernement qui sera formé suivant les prescrits de l’Accord du 31 décembre. Et la règle ne devrait pas non plus prendre trop de temps. Au sein du Rassemblement, on a imaginé tous les scenarii possibles pour éviter tout blocage du processus électoral. S’il y a une urgence pour la Céni, c’est terminer le plus rapidement possible les opérations d’enrôlement. Voilà c’est à quoi le président de la Céni devrait s’atteler. Pour le reste, le prochain gouvernement s’en chargera. L’urgence du moment, c’est de tout faire pour installer ce gouvernement ».

Il faut dire qu’à ce jour, la Céni a déjà enrôlé 17 982 488 électeurs dans 13 des 26 provinces de la République sur les 41 135 072 attendus sur l’ensemble du territoire national. Devant le Conseil des ministres, Corneille Nangaa a évoqué les contraintes d’ordre sécuritaire, logistique ainsi que celles liées au problème de découpage territorial que rencontrent les préparatifs du processus électoral. Il a indiqué que son institution a déjà procédé au déploiement du matériel électoral dans les 13 provinces restantes.

Tout en remerciant le gouvernement pour son accompagnement financier et sécuritaire qui a permis d’atteindre des résultats significatifs, il a plaidé pour que se poursuive cet accompagnement pour la finalisation de ces opérations. Le président de la Céni a déploré le retard observé dans l’opérationnalisation de l’Accord politique du 31 décembre 2016, notamment par la signature de l’arrangement particulier qui en fait partie intégrante, car le retard observé en l’espèce risque d’impacter négativement la réussite du calendrier électoral. Il a anticipé de sérieuses difficultés avec le phénomène criminel « Kamuina Nsapu » dont les milices ont fait des préposés de la CENI une de leurs cibles principales dans les provinces de l’ex-Kasaï. D’autres problèmes sécuritaires ont été également signalés dans le bassin des Uélé, du fait des groupes armés proches des éleveurs Mbororo et des terroristes de la LRA.

 

 

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