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M. Katumbi en Zambie

Écrit par Le Potentiel. Publié dans A la Une

Qui a dit que Moïse Katumbi Chapwe était persona non grata en Zambie ? Ceux qui pensaient que le président du TP Mazembe ne foulerait plus le sol zambien ont certainement déchanté en le voyant, le mercredi 8 mars 2017, au Stade de Lusaka à l’occasion de la rencontre Zambie-RSA comptant pour la CAF U-20.

 

Candidat à la présidentielle 2017, c’est par la Zambie que Moïse Katumbi entame une tournée dans la région. Objectif : convaincre les pays limitrophes à adopter une nouvelle posture vis-à-vis du pouvoir de Kinshasa en vue de le contraindre à l’alternance politique. Quoi que condamné à un exil forcé, l’homme ne rate pas une seule occasion pour plaider la cause de sa patrie, la RDC.

Moïse Katumbi en Zambie ? Qui l’eût cru ? Celui qui se déclare toujours candidat à la prochaine présidentielle a pris de court tous ses détracteurs en faisant le déplacement de la Zambie. Ce n’est donc pas en clandestin, comme certains le prétendaient, que l’ancien gouverneur du Katanga a débarqué dans la capitale zambienne. En homme libre. Moïse Katumbi a assisté, le mercredi 8 mars 2017 au Stade de Lusaka, à la rencontre opposant la Zambie et l’Afrique du Sud dans le cadre de la CAF U-20.

En Rd-Congo, particulièrement à Lubumbashi et Kinshasa, les fans du football ont assisté à de la gymnastique des techniciens de la chaine nationale tendant à brouiller la retransmission du match lorsque les cameramen sur le terrain faisaient le gros plan de l’image du président du TP Mazembe. Peine perdue ! Mais le plus déplorable dans cette attitude dictée par la MP à de pauvres techniciens c’est que l’ingratitude.

On peut ne pas aimer quelqu’un pour des raisons politiques, certes, mais vouloir effacer comme sur un tableau noir ses réalisations est une œuvre vaine, donc vouée à l’échec. Illustration. Comment peut-on  demander à la population katangaise d’oublier que Moïse Katumbi avait, avant même d’être élu gouverneur, acheté à la RTNC/Lubumbashi un matériel pimpant neuf en remplacement de son équipement devenu désuet ? Et que dire des ambulances, produits pharmaceutiques et autres équipements médicaux offerts aux institutions médicales (étatiques et privées) de l’ex-province du Katanga ? Va-t-on jeter dans les oubliettes la construction et la réhabilitation de la plupart des écoles  à Lubumbashi et autres villes de cette ex-province morcelée aujourd’hui en quatre entités pour des besoins de la cause ? Ce sont des empreintes indélébiles, laissées par un homme qui se préoccupe du social de ses compatriotes. Et il ne s’en lasse pas.    

Par ailleurs, l’occasion faisant le larron, Moïse Katumbi a fait d’une pierre deux coups en lançant par la même occasion une vaste campagne de sensibilisation dans la région. C’est donc par Lusaka, capitale de la Zambie, que Moïse Katumbi promet d’alerter tous les dirigeants  des pays qui entourent la RDC sur le danger d’une confiscation de la démocratie par le pouvoir en place depuis 2001. C’est un périple qui vaut son pesant d’or.

Banni dans son pays, la RDC, par une décision judiciaire inique, Katumbi ne désarme pas. Bien au contraire. Partout où il passe, il plaide la clause de la RDC et de son peuple, épris de démocratie que lui confisque un pouvoir déterminé à pérenniser son règne. 

Liesse à Lubumbashi

Comme toujours, l’apparition de Moïse Katumbi sur les antennes de la ZNBC, chaine publique zambienne, qui retransmettait le match en direct, également captée dans la partie Sud de la RDC, à Lubumbashi notamment, a mis en émoi les services de sécurité qui ont tenté de brouiller le signal. En vain.

A Lubumbashi, son fief électoral, l’apparition de Moïse Katumbi sur les écrans de la ZNBC a créé un mouvement de liesse dans la ville. C’était le sujet de toutes les conversations de la journée du 8 mars, consacrée à la femme. Moïse Katumbi a volé la vedette aux femmes. Une apparition à Lusaka a suffi pour détourner l’attention de toute la ville.

Peine perdue pour le pouvoir qui a tenté de camoufler. La nouvelle de la présence de Katumbi à Lusaka, à quelques kilomètres de Lubumbashi, s’est propagée comme une traînée de poudre. Le contraire aurait bien étonné. Car, le départ précipité de Katumbi est vécue avec horreur dans la ville. Gouverneur de l’ex-province du Katanga, Moïse Katumbi s’est distingué par ses méthodes de gestion. Avec lui, le Katanga s’est hissé au premier rang des contributions au budget de l’Etat.

A côté du boom minier qu’avait connu la province, c’est aussi avec Katumbi que les entreprises minières œuvrant dans la province ont investi dans l’agriculture pour garantir l’autonomie en maïs, principale denrée alimentaire du Grand Katanga. De jour en jour, des voix s’élèvent pour réclamer le retour de Moïse Katumbi ; l’homme par qui le Katanga a retrouvé sa grandeur et tout son rayonnement.

Candidat à l’élection présidentielle, Moïse Katumbi promet de faire de la RDC plus que ce qu’il a réalisé au Katanga. Ce qui ne plait pas au pouvoir en place, en panne de stratégie pour proroger le bail de l’actuel chef de l’Etat à la tête du pays.

Moïse Katumbi fait très peur. Les autorités de Kinshasa le craignent tellement qu’elles redoutent son retour. Pourtant, depuis son lieu d’exil, Katumbi ne relâche pas la pression. Après un grand travail de mobilisation de différentes capitales occidentales, Katumbi vise maintenant les principales capitales de la région de l’Afrique centrale et australe.

Lusaka, le symbole de la lutte

Lusaka est le point de départ d’un grand travail de lobbying par lequel Katumbi entend mobiliser les grands de la sous-région pour sauver la démocratie congolaise en pleine dérive. Par le fait d’un pouvoir qui cherche à gagner du temps pour retarder davantage les élections.

« Joseph Kabila aurait pu sortir par la grande porte, il ne peut même plus espérer prendre la petite fenêtre », avait déclaré récemment Moïse Katumbi sur BBC.

Appuyé par deux grandes composantes du Rassemblement, à savoir le G7 et l’Alternance pour la République, Moïse Katumbi n’a jamais renoncé à ses ambitions pour la présidence de la République. Il s’est dit porteur d’une nouvelle vision pour la RDC. Laquelle dévoilée au moment opportun dans un programme déjà ficelé.

Condamné à un exil forcé, Katumbi ne perd pas d’espoir de revenir en RDC pour partager son projet de société avec le peuple congolais. Son retour est imminent. Et ce ne sont pas les menaces et intimidations du pouvoir qui vont lui faire changer d’avis.

Après l’Occident, c’est en Afrique que Katumbi veut mobiliser. L’action part de la Zambie – ce même pays qui a servi de base arrière à la lutte contre le régime de l’apartheid d’Afrique du Sud. C’est tout un symbole.

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