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Le gouvernement Badibanga veut s’inscrire dans la durée

Écrit par Le Potentiel. Publié dans A la Une

Au cours du tout premier Conseil extraordinaire des ministres, le gouvernement Badibanga a adopté deux projets d’ordonnances, l’un fixant les attributions des ministères et l’autre portant organisation et fonctionnement du gouvernement. Alors que la nation attend un exécutif issu de l’Accord du 31 décembre 2016. C’est dire que le gouvernement issu de l’accord de la Cité de l’Union africaine veut s’inscrire dans la durée.

 

Depuis son investiture le 24 décembre 2016 par l’Assemblée nationale, le gouvernement Badibanga n’a pas réalisé d’actions d’éclat. C’est plutôt une équipe quasi-effacée avec des ministres qui tentent de dresser un état des lieux chacun dans son secteur. Une des raisons de cette inertie est que les ministres du gouvernement issu de l’accord de la Cité de l’Union africaine n’avaient pas de soubassement juridique pour agir par voie d’arrêté.

Samy Badinaga avait même interdit, en janvier 2017, à tous ses ministres de signer des arrêtés sinon qu’avec l’accord express de la primature. On se souviendra même de la réaction du ministre de la Juste et Garde des sceaux qui avait rappelé au Premier ministre le prescrit de l’article 93 de la Constitution qui dispose « Le ministre est responsable de son département. […] Il statue par voie d’arrêté ». Cependant, les ministres de l’équipe Badibanga ne pouvaient pas agir par voie d’arrêté. Ce qui limitait naturellement leurs actions.

Cependant, cette lacune sera corrigée dans les tout prochains jours. A l’issue du premier Conseil extraordinaire, le gouvernement a adopté deux projets d’ordonnances. Le premier porte sur l’organisation et le fonctionnement du gouvernement, modalités de collaboration entre le président de la République et le gouvernement ainsi qu’entre les membres du gouvernement. Le deuxième projet d’ordonnance fixe les attributions des ministères. Les deux textes seront soumis à la sanction du président de la République. Une fois promulguée, les membres du gouvernement Badibanga auront plein pouvoir pour agir dans le cadre leurs attributions.

Ces deux textes de loi intriguent dans le contexte politique actuel. En effet, toute la nation congolaise attend plutôt le gouvernement dirigé par un membre du Rassemblement conformément à l’Accord du 31 décembre 2016. Pourquoi, le gouvernement Badibanga s’agite-t-il à inscrire son action dans la durée alors que le peuple congolais et la communauté internationale appellent tous les acteurs à la mise en œuvre rapide de l’Accord de la Saint-Sylvestre, gage de cohésion nationale et d’un processus électoral accepté par tous ? Cette action sera-t-elle bloquée au niveau de la présidence de la République qui a encouragé le Rassemblement à se choisir un chef de file en vue de la conclusion de l’arrangement particulier à l’Accord du 31 décembre 2016 ?

Au cours de sa première réunion extraordinaire, tenue les 7 et 09 mars sous la présidence du Premier ministre Samy Badibanga Ntita à l’Hôtel du gouvernement à Kinshasa, tout indiquait que cette équipe veut s’inscrire dans la durée. En liminaire de cette réunion, le Premier ministre a transmis aux membres du gouvernement un message du président de la République les « invitant à continuer à travailler sans désemparer et sans se soucier de l’agitation observée dans l’arène politique en ce moment en marge des discussions directes qui se déroulent entre les signataires et non-signataires de l’accord du 18 octobre 2016 ».

 

Le gouvernement Badibanga s’est même engagé à se pencher sur le projet de réhabilitation des infrastructures dans la capitale.  A cet effet, le vice-Premier ministre en charge des Transports et Voies de communication a présenté l’état des lieux de la voirie de la ville de Kinshasa et de la relance des travaux y relatifs. « Le conseil des ministres a chargé les ministères compétents à convenir des voies et moyens de la mise en œuvre des propositions présentées en vue de pallier la défectuosité signalée dans la voirie de la capitale », mentionne le compte rendu du conseil des ministres. 

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