A la Une

Julien Paluku alerte sur une nouvelle guerre au Nord-Kivu

Julien Paluku alerte sur une nouvelle guerre au Nord-Kivu

Cette fois-ci, c’est le gouverneur de la province du Nord-Kivu, lui-même, qui sonne l’alerte....

Dans un message prononcé lundi à Lubumbashi, Kabila tranche : pas d’élections sans le Kasaï

Dans un message prononcé lundi à Lubumbashi, Kabila tranche : pas d’élections sans le Kasaï

A peine revenu d’Afrique du Sud où il a participé dimanche à la Commission mixte RDC – Afrique du...

Effet contagion

Effet contagion

Cela n’arrive pas tous les jours. Un cortège officiel  a été caillassée par une population en...

Nationalité de Katumbi : O. Kamitatu dénonce un montage grossier

Nationalité de Katumbi : O. Kamitatu dénonce un montage grossier

Le régime de Kinshasa s’est inscrit dans un schéma d’exclure définitivement de la scène politique...

Un couple infernal

Un couple infernal

Les propos du président sud-africain, Jacob Zuma, lors de sa rencontre à Pretoria dimanche 25...

Imprimer

La CPI et le massacre du Kasaï : les informations inscrites au registre du Procureur

Écrit par Donatien Ngandu Mupompa. Publié dans A la Une

L’Institut de recherche en droits humains (IRDH) se réjouit des positions de la Cour pénale internationale et de l’ONU sur ce qu’il considère comme un crime contre l’humanité.

Les chercheurs du Projet d’application des droits civils et politiques (PAD-CIPO) de l’IRDH se félicitent de la réponse de la Cour pénale internationale (CPI) à la lettre ouverte lui adressée le 19 février 2017, intitulée : « OYO AKUFI TE », ainsi que de la prise de position du Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme sur les violations graves des droits humains en RDC.

En effet, dans son accusé de réception du 6 mars 2017, le Bureau du Procureur de la CPI érit à l’IRDH que « les informations ont été inscrites, comme il se doit, au registre des communications du Bureau et recevront toute l’attention voulue, conformément aux dispositions du Statut de Rome de la Cour pénale internationale ».

La réponse de la CPI coïncide avec la position ferme (publiée le 7 mars 2017) du Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, le prince de Jordanie Zeid Ra’ad Al-Hussein, qui demande à la RDC l’établissement d’une commission d’enquête sur « la découverte de trois charniers » et des graves allégations de violations des droits humains, notamment des « meurtres par des soldats » dans les provinces du Kasaï et de Lomami.

La lettre de l’IRDH demandait au Bureau de Madame la Procureure de la CPI, Fatou Bensouda, d’ouvrir une enquête urgente sur un massacre présumé de la population civile du village Mwanza Lomba, situé au Kasaï Oriental. La gravité des faits et leur négation en bloc par le gouvernement portaient à croire que l’Etat congolais n’avait pas l’intention de rendre justice aux victimes que le porte-parole du gouvernement qualifiait, a priori, de « groupe terroriste » agissant sous le label de la milice de Kamwina-Nsapu.

La vidéo incriminée

Et pourtant, l’élément vidéo montrait les faits suivants : un groupe de soldats, habillés en uniformes des Forces armées de la RDC (FARDC), équipés d’armes à feu, recevaient des instructions de viser les victimes à la tête et à la poitrine. Par la suite, sans aucune sommation de se rendre ou de retourner dans leurs cases, le commandant avait effectivement ordonné d’ouvrir le feu sur des civils non armés, en train de chanter.

Au bout de quelques temps, les militaires s’étaient rapprochés de leurs victimes et s’étaient mis à achever à bout portant les blessés et survivants couchés à terre.

En somme, l’IRDH se félicite du fait que la Cour pénale internationale (CPI) affirme être au courant des faits pré-rappelés, constitutifs de massacre de Mwanza Lomba et que les documents soumis subissent le traitement administratif normal. En plus, il y a lieu d’être satisfait de la recommandation du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, car, elle forme un mécanisme de suivi du gouvernement qui ne garantit pas de justice aux victimes, pour les raisons suivantes : le président de la République, commandant suprême des Forces armées n’a jamais réagi aux allégations de graves violations des droits humains, ni en compassion avec les victimes ni en s’indignant de l’atrocité rarissime avec laquelle les faits présumés seraient commis.

De son côté, le porte-parole du gouvernement, M. Mende Omalanga Lambert, avait d’abord nié tous les faits en bloc, en les taxant de montages grossiers d’opposants politiques en exil, avant de les justifier en disant que les militaires avaient réagi contre des groupes « terroristes ». Cela, avant de prétendre que des officiers seraient poursuivis.

Pour sa part, le ministre de l’Intérieur, M. Ramazani Shadari, avait prétendu que c’était une fiction, une simulation filmée par des militaires au cours de l’une des séances d’entrainement. Version qu’il n’a jamais démentie.

Enfin, le ministre des Affaires étrangères, She Okitundu Léonard, avait reconnu les faits et promis des enquêtes recommandées par le chef de l’Etat. Ces enquêtes n’ont jamais étaient annoncées au souverain primaire.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Articles récents

La dépréciation du franc congolais face aux devises étrangères est due à la pénurie de devises, l’ajustement difficile au niveau du Trésor public et la spéculation, justifie la Banque centrale du...

Facebook FanBox