A la Une

Pression des services de l’État sur les entreprises minières : sévère réquisitoire de la FEC

Pression des services de l’État sur les entreprises minières : sévère réquisitoire de la FEC

Entre les miniers et l’État congolais, ce n’est pas encore le langage des sourds. Mais à...

Américains et Suédois préparent une plainte contre Kinshasa

Américains et Suédois préparent une plainte contre Kinshasa

La vérité va certainement éclater dans les prochains jours sur le double meurtre de deux experts...

Lokondo demande au chef de l’Etat d’être attentif au message de la CENCO

Lokondo demande au chef de l’Etat d’être attentif au message de la CENCO

Le message de l’assemblée plénière ordinaire de la CENCO adressé aux Congolais, le 23 juin,...

Double enquête

Double enquête

Les provinces du Kasaï ont connu une tragédie qui exige que justice soit faite aux victimes des...

Adam Dieng à propos du Kasaï : « L’étendue des atrocités est tout simplement révoltante »

Adam Dieng à propos du Kasaï : « L’étendue des atrocités est tout simplement révoltante »

«L’étendue des atrocités, des destructions et des souffrances infligées aux populations...

Imprimer

UNIKIN : une commission d’identification des terrains spoliés à pied d’œuvre

Écrit par UNIKIN : une commission d’identification des terrains spoliés à pied d’œuvre. Publié dans Société

Le patrimoine de l’Université de Kinshasa a été spolié. A l’époque Mgr Luc Gillon, premier recteur de l’Unikin, le site universitaire disposait de 400 hectares. Il n’en dispose plus que 250 aujourd’hui.

 

À sa création en 1954, l’Université Lovanium était bâtie sur une surface de 400 hectares. Cette surface a permis de construire plusieurs auditoires et autres bâtiments administratifs pour faire fonctionner cette université dans de bonnes conditions avec 5 000 étudiants.

Ces auditoires et bâtiments n’ont pas occupé toute la surface. Dans la perspective de l’extension de l’Université Lovanium, un espace a été réservé à la construction d’autres infrastructures. Cet espace a été jalousement sauvegardé pendant tout le temps que Mgr Mgr Luc Gillon est resté à la tête de cette Alma Mater et quelques années plus tard.

Mais hélas, le « banditisme urbanistique » observé dans la capitale a fait que l’espace de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) a commencé à faire l’objet de convoitises de nombreuses personnes. Bénéficiant de la complicité de certains agents de l’Etat cupides, celles-ci ont pu acquérir un lopin de terrain dans l’enceinte de l’UNIKIN. Et aussi paradoxal que cela puisse paraître, ces inciviques n’ont pas été inquiétés. Ce qui a poussé d’autres personnes à leur emboîter le pas. Progressivement, l’espace de cette université s’est rétréci au point où le projet d’extensions des auditoires et bâtiments administratifs est devenu problématique, si pas irréalisable.

Seulement voilà, l’actuelle équipe dirigeante de l’UNIKIN a décidé d’examiner le problème de spoliation du patrimoine de cette université qui héberge aujourd’hui environ 20 000 étudiants, un nombre bien au-delà de sa capacité d’accueil initial qui handicape les enseignements. C’est ce qui explique la mise sur pied d’une commission d’identification des terrains spoliés, laquelle est à pied d’œuvre, aux dires de l’administrateur du budget de l’UNIKIN, Christine Basosila, en guise de réponse à une question de l’Agence congolaise de presse (ACP) sur l’état de patrimoine de cette institution.

Selon la source, cette commission interministérielle, composée notamment de ministères des Affaires foncières et de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), statue aussi sur la partie qui sépare l’UNIKIN du quartier Mbanza-Lemba vers le home XXX, menacée de spoliation.

Le ministre de l’ESU, Steve Mbikayi et son collègue des Affaires foncières, Félix Kabange, ont effectué, chacun le mois dernier, la visite de ce site appartenant à l’UNIKIN pour rendre compte de la situation.

Lors du passage du ministre de l’ESU le 15 février dernier, le recteur de l’UNIKIN, le professeur Daniel Ngoma-Ya-Nzuzi, a sollicité l’aide du gouvernement pour clôturer le site en vue d’assurer la sécurité et de maîtriser certains paramètres exogènes créés par les populations avoisinantes.

 

A l’époque du recteur Mgr Luc Gillon, le site universitaire disposait de plus de 400 hectares contre 250 actuellement, affirme-t-on.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir